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Quorum en action est une série de témoignages et d’expériences d’utilisateurs de Quorum.

Ils partagent avec nous leurs bonnes pratiques, ce qui a fait la différence, les fonctionnalités clefs.

La pandémie mondiale a bousculé leur plan d’actions mais elle n’a pas empêché ce jeune parti politique roumain de faire campagne : “Puisque nous ne pouvions pas faire de porte-à-porte, nous avons décroché le téléphone” 

Découvrez comment l’USR a géré et organisé ses supporters et bénévoles avec Quorum pour remporter des élections nationales et locales.

En savoir plus sur l’USR

  • Localisation : Roumanie
  • Nombre de bénévoles : plus de 1500
  • Échelle de l’utilisation de Quorum : Nationale et filières à l’étranger 
  • Utilisateurs de Quorum : Siège, filières locales, et plus de 1500 bénévoles
  • Objectif : Se faire connaître grâce à des actions digitales 
  • Fonctionnalité préférée : Action d’appels
  • Nombre de citoyens touchés : 52 000 en 10 semaines et toujours en action
  • Organisation : USR
  • Cause : Parti politique 
USR gagne des élections locales
Allen Coliban (nouveau maire de la ville de Brasov) et son équipe ont utilisé Quorum pour gagner.

À propos de l’USR

“L’USR a été créée il y a cinq ans, comme un parti de protestation pour contester la corruption des autres partis politiques plus anciens. Le parti s’est donc créé en 2016 à la suite d’années de protestations civiles publiques. Cette même année, nous avons obtenu 25% des votes lors des élections locales à Bucarest et 8,87% des votes aux élections parlementaires.”

Après quelques années où l’USR s’est développée et a formé de nouvelles alliances, notamment avec PLUS, en 2020, ils étaient enfin prêts pour les élections nationales. Cependant, la Covid-19 a touché le monde entier, n’épargnant ni la Roumanie ni leurs plans de campagnes : “En 2020, les événements ont pris une tournure inattendue et nous n’avons eu d’autres choix que de nous adapter pour continuer à faire campagne pour les élections nationales pendant le confinement. Nous avons dû transformer notre campagne basée sur le contact avec les citoyens (porte-à-porte, rallyes, …) en une campagne basée sur le contact digital”

L’USR & Quorum

Quorum nous a beaucoup aidé à organiser la conversation digitalement avec les électeurs. La plateforme et l’application nous ont aidé à gérer les bénévoles dans tout le pays et à leur fournir notre base de contacts pour mener des actions d’appels et de démarchage digital.”

Leur fonctionnalité préférée : l’action d’appels

“Nous avons beaucoup utilisé l’action d’appels. Quorum nous a donné la possibilité de transformer nos bénévoles en un gigantesque centre d’appel, le tout, de chez eux ! Puisque nous ne pouvions pas faire de porte-à-porte, nous avons décroché le téléphone. Avec Quorum, c’était très simple d’attribuer des numéros de téléphone aux bénévoles, ils leur suffisaient alors de les appeler depuis leur mobile.” 

“Quorum nous a permis d’assigner des contacts à des équipes de bénévoles en fonction de leur localisation. En plus de faire campagne nationalement, nous pouvions donc nous adresser aux citoyens localement et aborder des problématiques locales dans différentes régions, à travers des questionnaires nationaux et régionaux.”

Les résultats obtenus par l’USR

La pandémie a bousculé beaucoup de nos habitudes, mais elle n’a pas empêché les élections roumaines d’avoir lieu ni aux partis politiques de partager leurs messages. Avec les bons outils et la bonne organisation, l’USR a réussi à décupler et à pleinement bénéficier de la force de ses bénévoles. Ils ont obtenu de très bons résultats aux élections grâce à des outils de campagne adaptés à la distanciation physique et à des bénévoles motivés. 

“A présent, nous faisons partis de la coalition à la tête du gouvernement roumain, nous avons été élus dans les 2 plus grandes villes du pays et nous sommes le 3ème parti/alliance le plus représenté au parlement roumain, avec 80 membres du parlement, 8 membres du parlement européen et des milliers de représentatifs locaux dans tout le pays.”


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Alors que les campagnes officielles des élections départementales et régionales débutent dans quelques semaines, deux défis de taille se posent aux candidats et à leurs équipes : lutter contre l’abstention grandissante mais aussi, se préparer à un éventuel retour des règles strictes de distanciation physique.


Miser sur une infrastructure numérique solide, moderne et axée sur la mobilisation des supporters est la clé pour faire face à ces enjeux. Pour faire la différence lors de votre campagne, il vous faut optimiser toutes vos ressources et être parés à toute éventualité.

Faciles d’utilisation et entièrement intégrées, les solutions Quorum et NationBuilder vous permettent de déployer une infrastructure numérique à 360° intégrant site internet, réseaux sociaux, bases de données, gestion des bénévoles, priorisation territoriale, cartographie, effet de réseaux, ou encore actions de terrain ciblées, pour mobiliser chaque citoyen.


Voici comment la bonne infrastructure numérique peut vous aider à faire la différence lors des prochaines élections.

Recruter un maximum de sympathisants et de bénévoles quand vous n’êtes pas sur le terrain

En temps normal, les événements physiques allant de la réunion locale aux larges rassemblements sont cruciaux pour recruter de nouveaux sympathisants et bénévoles. En cas d’impossibilité de leur maintien à cause du Covid, il faut prévoir une alternative, à laquelle la population a déjà été préparée pendant le confinement : les organiser en ligne. 

Pour que cela soit possible à grande échelle, il est nécessaire d’avoir les outils qui vous permettront de vous appuyer sur vos bénévoles ou responsables locaux afin d’atteindre votre audience cible. 

NationBuilder est un système intégré offrant tous les outils numériques dont les leaders ont besoin pour bâtir et organiser leurs communautés. Vous pouvez quelques clics :

  • Créer des pages événements optimisées pour faciliter les inscriptions, mais aussi les relances par emails automatisés afin de maximiser la participation. 
  • Recruter des bénévoles et leur confier des missions comme la modération du chat de la réunion en ligne, en leur proposant de s’inscrire à des créneaux. 
  • Vous assurer que vos bénévoles puissent effectuer un suivi après l’événement avec les personnes inscrites – et uniquement celles-ci – avec leur accès restreint à la base de données.

Au-delà des événements en ligne, de nombreuses autres possibilités s’offrent à vous pour recruter de nouvelles personnes, comme l’usage de pages sondages, pétitions et promesses de vote par exemple. Vous pourrez ainsi toucher de nouvelles audiences qui ne seraient pas en mesure d’assister à vos événements. Pour accroître l’engagement de ces nouveaux sympathisants, vous pourrez créer des séries d’emails automatisés encourageant à effectuer des actions graduellement plus engageantes pour soutenir votre campagne. 

NationBuilder vous permet aussi de segmenter votre audience et ajuster votre stratégie de communication en fonction de l’engagement en temps réel, ce qui maximise son impact. Au delà d’accroître la capacité de mobilisation, les relations que vous construisez à l’aide de messages ciblés et personnalisés sont un excellent moyen de lutter contre l’abstention, car vous allez trouver les électeurs potentiels là où ils sont, et vous maintenez un contact jusqu’au jour de l’élection pour leur transmettre l’importance de l’enjeu.

Mobiliser sa communauté là où elle se trouve : sur le terrain, par téléphone, grâce au réseau de vos militants

Quorum est une application et une plateforme de mobilisation citoyenne. Elle vous permet de cartographier votre territoire à l’échelle du bureau de vote et de disposer de données pour prioriser vos activités sur le terrain, mais aussi d’organiser vos bénévoles, vos contacts, et vos actions.

La solution comprend un espace web administrateur et une application mobile à disposition des militants, le tout s’intégrant à NationBuilder. Elle vous permet d’organiser votre communauté en ligne comme sur le terrain, sans jamais manquer une opportunité d’engager les citoyens et sans perdre des informations capitales car les données web et terrain sont synchronisées.

Durant cette campagne, la première erreur serait d’abandonner le contact direct. En effet, le contact direct (appels, porte-à-porte, rencontres) reste l’un des  moyens les plus efficace pour mobiliser et en particulier les personnes qui ne vous connaissent pas encore ou les indécis.

Les citoyens ont peu de chances de visiter votre site ou vos pages sur les réseaux sociaux si vous n’avez pas une interaction avec eux les y incitant.  Et malgré le contexte, il faut continuer à être présent sur le terrain en multipliant des actions qui minimisent les risques : porte-à-porte masqué en petit groupe, tractage, réunion d’appartement en petit comité.

Ces opérations pallient partiellement aux grandes réunions publiques et aux meetings, et l’application Quorum permet de : 

  • Jouer “l’effet de réseau”, c’est à dire mettre à contribution vos militants et leur cercle social. Ils peuvent alors transmettre un message ou des questionnaires à leurs proches par le biais de SMS, tweets, posts qui leur sont communiqués via l’application Quorum et inviter de nouveaux membres à rejoindre le mouvement. 
  • Autonomiser vos militants pour qu’ils puissent mener des actions d’appels, de porte-à-porte, de tractage et boitage autour de chez eux, guidés par l’application.  
  • Optimiser vos actions de publipostage, de terrain, de boitages. Grâce à l’outil de cartographie et aux jeux de données à disposition à l’échelle du bureau de vote, vous ciblez les territoires où vous avez le plus d’impact.

Construire des relations de long terme

Après la campagne, et peu importe son issue, il est important de maintenir les relations avec votre communauté. Elle a été au coeur de votre campagne et vous a aidé à gagner des voix. La première étape consiste donc à les remercier : 

  • Au sein de NationBuilder, vous trouverez des fonctionnalités vous permettant de personnaliser ces remerciements en fonction de l’impact de chaque sympathisant : le montant de contributions versées ou récoltées en votre nom, le nombre de sympathisants ou de promesses de vote qu’ils ont recrutés, etc. 
  • Grâce à Quorum, vous pourrez faire de même avec toutes les personnes qui ont pris part aux actions sur Quorum. Mais aussi, proposer aux citoyens rencontré lors de la campagne de continuer de suivre vos actions et actualités.

A la suite des élections, ne perdez pas le liens avec les citoyens, et impliquez les dans vos projets. Menez de grandes concertations, impliquez dans la vie civique ceux qui d’habitude ne participent pas, consultez les citoyens sur les sujets qui comptent. L’objectif est de maintenir leur engagement, et leur démontrer que vous prenez en compte leurs avis et leurs demandes.

  • En ligne, recueillez les opinions de vos sympathisants sur vos actions ou sur les causes spécifiques que vous défendez. Pour cela, vous pouvez créer une page pour que les élus partagent leurs actualités, y inclure des sondages, et lancer une newsletter. Vous pouvez faire tout cela grâce aux outils de NationBuilder. 
  • Sur le terrain, vous pouvez aller au contact direct des citoyens pour les tenir informés des projets proches de chez eux, pour récolter leur avis et impliquer ceux qui ne participent habituellement à la vie locale. Vous pouvez mener de larges concertations sur des sujets locaux qui font débats et prendre les bonnes décisions. Quorum vous aide à mener ces actions de terrain et votre analyse du territoire grâce à l’outil de cartographie.

Enfin, vous pouvez aussi préparer les prochaines élections… Il n’est jamais trop tôt pour commencer votre campagne ! Commencez par identifier où sont les territoires abstentionnistes à cibler en priorité,  et travaillez à leur reconquête. Vous pouvez lancer une campagne à long terme pour rétablir des bases plus solides avec certaines communautés, en créant des événements pour rencontrer des citoyens et débattre.

A l’aide de ces outils, vous serez parés à toute éventualité, en mesure de mobiliser votre audience cible via différents canaux tout au long de la campagne, et gagnerez même en efficacité par rapport à une campagne plus traditionnelle. 


Pour en savoir plus, contactez-nous ici.


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Aller à la rencontre de sa communauté et des citoyens est souvent le meilleur moyen de les informer de vos actions, voire de les faire adhérer à votre cause. Il faut donc (re)penser au porte-à-porte pour mobiliser !

Le porte-à-porte peut être utilisé dans énormément de cas : campagne de sensibilisation, de participation, de concertation citoyenne, mobilisation, récolte de fond !


Voulez en apprendre plus sur le porte-à-porte ou le porte-à-porte digital ? Télécharger notre guide MAINTENANT ?


1. Préparer votre session de porte-à-porte

Une bonne préparation peut vraiment faire la différence. Définissez à qui vous souhaitez parler et allez là où vous pouvez les trouver. Si vous en savez sur la personne en face, la discussion sera beaucoup plus facile. 

Une fois que vous savez à qui vous vos bénévoles vont s’adresser, munissez les des bons outils et informations.

  • Former ses bénévoles, les entraîner et les préparer correctement est la meilleure façon d’avoir des résultats positifs. Toute l’équipe doit être au courant de vos actions, de vos engagements, … 
  • ❌ Ne pas laisser les bénévoles s’organiser seuls, ou faire leur propre scripts. Cela créera un manque de cohérence dans votre discours et ils auront toutes les chances de s’embrouiller ou de ne pas savoir quoi répondre aux questions des personnes rencontrées.

2. Cibler votre discours au porte-à-porte

Avant toute session, vous devez savoir et informer vos bénévoles de qui ils vont rencontrer et de quoi ils doivent leur parler. On ne s’adresse pas de la même manière à des jeunes diplômés qu’à des retraités. 

Il faut affiner votre discours et s’assurer qu’il soit clair. Vous n’allez pas passer plus 20 min à chaque porte donc il faut aller droit au but. 

  • Être concis et intégrer à son discours les éléments suivants : introduction (de vous même et du sujet), poser des questions sur les besoins, présentez votre action, mot de fermeture.
  • ❌ Ne jamais monopoliser la parole ! La personne rencontrée risque de sentir agresser et aura l’impression que vous ne cherchez qu’à vendre. Il faut l’inclure et la mettre au centre dans votre discours.

3. Ne pas avoir peur du non

Comme lors de tous démarchages vos bénévoles vont être confrontés à des “non” ou même à des portes fermées, il ne faut pas baisser les bras !

Il ne faut pas forcer les personnes rencontrées à dire oui à tout prix. Certains “non” ne changeront pas d’avis, il faut apprendre à faire avec et laisser une trace dans l’esprit des gens. 

  • ✅ Ne pas être trop insistant et si une personne n’a pas l’air intéressé, la meilleure pratique est alors de lui laisser de la documentation, qu’elle pourra consulter seule si elle le souhaite. Il ne faut pas lui faire perdre son temps, ni le vôtre ! 
  • ❌ Il est inutile de forcer la vente/conviction car cela pourrait avoir l’effet inverse et repousser la personne.

4. Toujours laisser une trace

Certaines portes ne vont même pas s’ouvrir, d’autres seulement pour quelques secondes, et cela ne sera peut-être pas suffisant pour les marquer. Il faut donc laisser une trace de votre passage.

Laisser un prospectus, un numéro ou rien qu’un site web peut attiser la curiosité et créer du contact avec les citoyens, n’oubliez de fournir de la documentation à vos bénévoles.

  • ✅ Fournissez des documents pertinents à vos bénévoles et expliquez leur quand et comment les distribuer. Par exemple, laisser un prospectus quand la porte ne s’est pas ouverte, le donner quand la personne n’a pas voulu discuter, … Il faut aussi s’assurer que le document contienne votre site, email, numéro de téléphone, … de façon à être joignable !
  • ❌ Ne pas fournir un document trop long. Il faut être impactant et direct car il sera lu rapidement. Les idées principales doivent ressortir !

5. Tirer des conclusions de chaque session de porte-à-porte

Une session de PAP n’est que le début de votre prise de contacts avec les citoyens. Le but est d’en tirer des conclusions, d’en apprendre sur les besoins des citoyens et de construire des relations. 

Après une session, débriefez avec vos bénévoles, récoltez leur sentiments et leurs idées. 

  • Gardez contact avec les citoyens, notez leurs demandes, leurs problèmes et leurs sentiments pour pouvoir mieux communiquer ensuite. Si certains ont exprimés un intérêt particulier, contactez-les et envoyez-leur plus d’informations à votre propos. Le but est aussi de fidéliser !
  • ❌ Ne pas laisser les données récoltées se perdre. Tout le but de votre action est de pouvoir en tirer des conclusions, de mieux cibler votre campagne. Sinon ça ne sera que perte de temps.

Le plus important reste de prendre du bon temps et que vos bénévoles aiment aller à la rencontre des citoyens. Le PAP ne doit pas devenir une corvée, il doit être vu comme un exercice et comme un moyen de faire adhérer à votre cause. Il faut donc avant tout mettre les bénévoles et les citoyens au coeur de votre action !

Pour en savoir plus sur le porte-à-porte, et notamment le pap digital, c’est par ici ?


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Quorum en action est une série de témoignages et d’expériences d’utilisateurs de Quorum.

Ils partagent avec nous leurs bonnes pratiques, ce qui a fait la différence, les fonctionnalités clefs.

Découvrez comment l’indépendant, Rory Stewart, placé second dans les sondages, a utilisé Quorum pour la Mairie de Londres !

Le contexte

Les élections du Maire de Londres devaient se tenir le 7 Mai 2020 mais ont été décalées d’un an en raison de la crise du Covid-19.

Après avoir quitté le ministère de Theresa May, où il était ministre d’État au Développement International, Rory Stewart entre dans la course de la Mairie de Londres, sans aucune structure de parti, en tant qu’indépendant.

Construire l’infrastructure pour organiser en quelques semaines ses bénévoles, ses relais locaux et leur donner une dynamique dans une ville qui compte 5 millions d’habitants et 32 borough, voilà l’objectif !

Rory running for Mayor of London

Construire un mouvement autour du citoyen et des bénévoles

Pour s’ancrer localement, l’équipe a utilisé Quorum comme outil d’organisation digitale pour ses bénévoles et ainsi donner à chaque bénévole qui le souhaite tous les outils, les informations, et la liberté de diffuser le message et mener des actions de terrain.

Le but : faire de chaque bénévole un relais de l’information.

Londres à l’écoute

L’analyse quartier par quartier a permi à Rory d’analyser les retours direct des citoyens. 

L’autre priorité était d’organiser des actions PARTOUT dans Londres. Il a utilisé Quorum pour organiser ses équipes et aller à la rencontre. Il a notamment pu construire des relations avec des personnes qu’il n’aurait jamais pu atteindre. Cela lui permit de créer des relations sincères et de renforcer l’idée d’une campagne axée sur le citoyen


Aujourd’hui, et même si Rory a dû se retirer de la course en raison d’une campagne allongé d’un an, dû au Covid-19, les sondages le place toujours en deuxième position, inédit pour un indépendant. À suivre !


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La période de distanciation physique que nous vivons impose de limiter nos interactions sociales avec un cercle restreint des personnes proches, le plus souvent des membres de la famille, des amis proches, des voisins ou des collègues.

Difficile donc en cette période de mener les actions de campagnes classiques telles que le porte-à-porte, les grands meetings ou la distribution de tracts.

Pour cette raison, les équipes de campagnes politiques ou les candidats ont du mal à s’adapter aux nouvelles réalités en période de distanciation physique et de confinement.

Mais il existe des solutions et le digital peut aider car il ne faut pas confiner la démocratie !

Comment les campagnes peuvent-elles efficacement mobiliser les électeurs tout en respectant les règles de distanciation physique ?

Construire sa stratégie autour de cercles sociaux restreints

Etant donné que le cercle de nos relations dans les mois à venir se limitera aux personnes qui nous sont proches ou que nous côtoyons quotidiennement, le modèle de mobilisation pour les prochaines élections devra reposer sur les contacts entre les personnes appartenant à un même environnement social, comme les amis, les familles, les collègues les connaissances ou les voisins.

Jouer sur l’effet de réseau

Le point de départ de cette stratégie repose sur le réseau proche des militants d’un mouvement ou d’un élus : leur entourage familiale, leurs amis, les voisins etc… élargie jusqu’à une dizaine de personne.

Il faut alors donner tous les outils et toute l’information à vos supporters pour qu’à leur tour ils puissent toucher leur cercle autour d’eux et ainsi activer un « effet de réseau ».

Chacun de ces militants fait passer un message qui lui a été transmis par son mouvement ou son candidat à son cercle social proche (amis, la famille, les connaissances et les voisins).
Ces même personnes contactées peuvent à leur tour contacter d’autres personnes de leur entourage qui elle-même contacteront d’autres personnes à leur tour et ainsi de suite. Le mouvement grandit et le message circule de cercle sociaux en cercle sociaux !

Ce modèle est-il aussi efficace que les modèles de campagne traditionnel?

Ce modèles de pair-à-pair ont l’avantage non seulement de protéger la santé de tous lmais aussi d’être au moins aussi efficace que les méthodes des campagnes traditionnelles.

Pourquoi ?
Parce qu’il fait appel à vos militants et les mets en action; il les valorise.
De plus aujourd’hui les personnes font davantage confiance à leur entourage, qu’en l’ « autorité » elle -même. Faire de ces bénévoles des relais est donc extrêmement puissant.
Enfin il vous permet de toucher des gens que vous ne seriez jamais parvenu à atteindre vous même sans un effort ou une dépense importante.

Évidemment vous pouvez tout de même toujours mixer ces « méthodes nouvelles » avec des méthodes plus traditionnelles comme le micro-ciblage, le publipostage, les réunions en petits-groupes, la location de fichiers.

Comment mettre en place un tel modèle de campagne dit de « pair-à-pair » ou « relationnel » ?
Contactez notre équipe pour mettre en place les outils dans votre organisation!


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Infographie sur l'article
Cet article a été rédigé à partir des pré-recherches de l’équipe Data de Quorum.
C’est une étude inédite à partir des données récoltées auprès de 2200 communes.

Avant chaque élection, les appels à faire procuration se multiplient. Elles ont un point commun : toutes nous assènent à donner procuration à un proche en cas d’incapacité le jour J. En effet dans le système participatif Français, lorsque l’on ne n’exprime pas, on s’exclut.

Mais quel impact le vote par procuration a-t-il sur les élections ?

  • Le vote par procuration peut-il changer la donne lors d’une élection ? Quel est l’impact du vote par procuration sur l’abstention ?
  • La procuration a-t-elle une couleur politique à la procuration ? De droite ou de gauche ?
  • Enfin qui sont les « électeurs types par procuration » ?

La procuration, nouvel enjeu de l’élection ?

La pratique de la procuration est en forte augmentation scrutin après scrutin.

Voter par procuration
Campagne officielle — www.ouijevote.fr

Vieillissement de la population, mobilité, difficulté pour se déplacer, mal inscription sur les listes électorales ( c’est à dire que l’on est inscrit dans une commune où l’on n’habite pas ou plus ) ou encore week end ensoleillé, les motivations peuvent être multiples et souvent personnelles pour recourir à la procuration. Seule une enquête qualitative pourrait apporter une réponse satisfaisante à la question de la motivation du recours à la procuration.

En revanche, quantitativement le nombre de procurations augmentent.

À titre d’exemple au deuxième tour de l’élection présidentielle de 1995, les procurations représentent 3,6% des votes exprimés. Au deuxième tour de l’élection présidentielle de 2012, elles représentent 5,9% des votes exprimés sur les 2250 communes étudiées.

“En 20 ans, la fréquence des procurations a été multipliée par deux.”

Arthur Charpentier, Joel Gombin et Baptiste Coulmont, “Un homme, deux voix”, 2014.

La procuration est donc devenu un véritable enjeu pour les élections futures.

La procuration dynamise la participation et réduit l’abstention

De prime abord, on se dit que c’est une évidence ! Celui qui vote par procuration ne se serait pas exprimé alors. La procuration réduit l’abstention au travers d’un mécanisme simple : “une voix par procuration est une abstention en moins.”

C’est vrai dans la grande majorité des cas. Les électeurs par procuration peuvent être par exemple des électeurs mal-inscrits sur la liste de leur commune, des personnes âgées en incapacité de se déplacer, des électeurs qui ne pourraient pas exprimer leur voix sans le recours à la procuration.
Cependant la question qui se pose est celle-ci : Stimule-t-elle la mobilisation générale d’une zone — à l’échelle de la commune par exemple ?

Est-ce que le vote par procuration peut stimuler au delà de cette voix gagnée ?

Si la réponse est positive, pouvoirs publics, partis politiques et équipes de campagne auront donc un véritable intérêt à considérer la procuration comme un véritable outil de mobilisation pour le rôle multiplicateur stimulant qu’elle jouerait sur la participation électorale.

L’article de B. COULMONT décrit une partie de ce mécanisme en supposant que le vote par procuration “entraîne un autre vote, celui du mandaté”.

Graphique sur la procuration
L’abstention et la procuration sont négativement corrélées (Figure 1.1) : Les communes où les procurations sont les plus fréquentes sont peu abstentionnistes et les fréquences des votes blancs et nuls y sont moins élevées que dans les autres communes.
Fréquence de procuration
Les boxplots (boîtes à moustaches) de la Figure 1.2 mettent l’accent sur le fait que plus la fréquence de procuration est élevée (axe horizontal) plus la valeur de la médiane de l’abstention est faible.

Ainsi dans les communes où la procuration représente entre 0 et 6% des votes exprimés, une augmentation de 1 point de pourcentage de vote par procuration entraîne une baisse de 2,5 points de l’abstention.

Au delà de la voix du mandaté, on peut supposer que le dynamisme démocratique de la zone est activée, que l’élection est plus prégnante dans les discussions, et donc que la pression sociale à aller voter serait plus forte.

Même si nos résultats ne nous permettent pas de tirer de conclusion précise nous pouvons conjecturer le lien de causalité.

Plus 1 point de recours à la procuration équivaut à 2,5 points d’abstention en moins.
En favorisant la procuration, il serait possible d’activer la mobilisation et la participation générale d’une zone électorale.

La procuration : de gauche ? de droite ?

Si la procuration est positivement corrélée à la mobilisation électorale, il est intéressant de se pencher sur l’orientation politique du vote par procuration. Certains partis ont-ils intérêt à se pencher sur la problématique plus que d’autres?

Les orientations politiques doivent, bien entendu, être comprises et analysées au regard du contexte politique et du contexte de l’élection.

Les élections choisies pour cette étude trouvent alors leur pertinence ; il s’agit de deux contextes politiques bien distincts (droite au pouvoir en 2012, gauche en 2015). Nous cherchons donc premièrement à mettre en lumière les effets invariants de la procuration, invariants car ils agissent quelque soit le type d’élection, mais aussi, nous pourrons révéler les mécanismes qui changent en raison du contexte de l’élection.

Puisque les déterminants d’un choix de vote sont évidemment multiples nous ne nous attendons pas nécessairement à obtenir des coefficients de corrélation très élevés entre ces deux informations. Il demeure cependant intéressant de se pencher sur le signe de ces corrélations.

Tableau sur la procuration
Ø : non-corrélé
+ : positivement corrélé — : négativement corrélé

Procuration et vote de droite

Il y a une corrélation positive entre le vote par procuration et le vote à droite lors des deux élections. On ne peut directement conclure que les votes par procuration sont des votes de droite, mais que ces votes par procuration s’effectuent dans des communes où les votes en faveur de la droite sont les plus fréquents. Le coefficient de corrélation demeure toutefois relativement faible.

Procuration et vote de gauche

Le signe de corrélation pour la gauche ne s’est pas stabilisé. Nous avons ici un exemple pertinent où il y a un lien de corrélation mais pas de causalité. Il se peut donc que ces deux informations soient corrélées par le biais d’une tierce information qui peut être tout simplement le contexte électoral où la droite était au pouvoir en 2012 et la gauche en 2015.

Procuration et vote d’extrême droite

Si la corrélation n’est ni fixe ni statistiquement importante pour la droite et la gauche, il s’avère néanmoins que la procuration s’effectue dans les communes où les votes de l’extrême droite sont relativement bas. Ce résultat est cohérent avec le résultat précédent concernant la mobilisation électorale en ajoutant que l’abstention et le résultat des partis d’extrême droite sont positivement corrélés. Ainsi, la procuration s’effectue dans les communes davantage mobilisées, donc au taux d’abstention faible, là où le FN a ses scores les plus bas.

S’il est difficile d’identifier une couleur partisane claire au vote par procuration, il se dégage toutefois une tendance.
La procuration s’effectue dans les communes où le FN fait des scores bas et le centre droit des scores hauts.


? La suite de cet article : Qui est l’électeur-type par procuration ?


Références

Coulmont Baptiste.(2017). “Par procuration mais pas par défaut : des électeurs doublement mobilisés”, Cevipof, L’enquête électorale française : comprendre 2017, vague 13, note 36
https://www.enef.fr/les-notes/

Coulmont Baptiste. Charpentier Arthur. Joël Gombin.(2014). “Un homme, deux voix : le vote par procutation”, La vie des idées, La Vie des Idées, 2014, pp.en ligne

Annexes statistiques

Notre variable proportion de procuration est calculée comme étant le ratio du nombre de procuration au deuxième tour par rapport au nombre d’inscrits, ce dernier étant disponible directement sur le détail des résultats électoraux.

2ème tour, départementales 2015

Coefficients:

Estimate Std. Error t value Pr(>|t|)

(Intercept) -1.139709 1.341371 -0.850 0.395824

Pop.15.ans.ou.plus.Employés. -0.015793 0.011407 -1.384 0.166680

Pop.15.ans.ou.plus.Ouvriers. -0.030619 0.009560 -3.203 0.001426**

Pop.15.ans.ou.plus.Prof..intermédiaires 0.003434 0.012889 0.266 0.790016

Pop.15.ans.ou.plus.Retraités -0.004057 0.009416 -0.431 0.666745

Bas.Revenus.Pourcentage 3.137974 0.655511 4.787 2.09e-06 ***

`25a39` 2.536036 2.634006 0.963 0.336000

`40a54` 3.077992 2.134653 1.442 0.149803

`55a64` 7.236057 2.034001 3.558 0.000401 ***

`65a79` 1.950477 1.992922 0.979 0.328088

Plus80 8.266783 2.250747 3.673 0.000259 ***

— –

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Une question fréquemment posée est celle de l’utilisation des données issues des réseaux sociaux dans le cas d’une campagne électorale.
Qu’en est-il ? 

En France, la collecte massive de données issues des réseaux sociaux n’est pas légale en l’absence d’information des personnes concernées.

Ce que cela veut dire  

Pour les autorités,  le caractère « public » et accessible des données disponibles sur les réseaux sociaux ne leur fait pas perdre le statut de données personnelles : si leur simple consultation est toujours possible, le traitement de ces données (extraction, enregistrement, utilisation, enrichissement, etc.) est soumis à l’ensemble des conditions prévues par la loi « Informatique et Libertés » et très régulé dans le cadre de la communication politique.

Ainsi, comme cela a été rappelé par la Cour de cassation et le Conseil d’Etat, la collecte des données présentes sur Internet ou les réseaux sociaux doit être loyale et licite.

Quel que soit le mode de collecte des données (direct – via le réseau social ou indirect – via un logiciel) , cela suppose l’information des personnes concernées ainsi que la possibilité de s’opposer à la collecte des informations. 

Concernant les réseaux sociaux, aux yeux du régulateur, si la consultation est autorisée, les données issus des réseaux sociaux ne répondent pas aux exigences d’information des personnes concernées ainsi que la possibilité de s’opposer à la collecte des informations. 

Même si les réseaux sociaux prévoient dans les conditions d’utilisation la possibilité d’une utilisation ultérieure des données personnelles, cela ne suffit pas pour la CNIL à considérer les personnes comme informées de leur utilisation dans le cadre politique. Aucun traitement automatique ni systématique ne peut donc être fait. 

Concrètement, ce qui est interdit et ce qui est autorisé :

⚠️ Ce qui est interdit ⚠️

1. L’interdiction d’enrichir les bases de données à partir des réseaux sociaux 

Que le contact soit considéré par la CNIL comme un « contact régulier » (exemple quelqu’un qui « like votre page » ou « suit votre compte ») ou un « contact occasionnel » (exemple quelqu’un qui « like un post » ou « retweet »), dans les deux cas, il est interdit  d’ automatiquement et de systématiquement (c’est-à-dire à l’aide d’un système) de collecter et utiliser les coordonnées ou informations sur le profil.

2. Le Crosscanal n’est pas autorisé

Les personnes qui ont volontairement fourni leur adresse électronique aux fins de recevoir une newsletter de tel candidat ne peuvent être considérées comme ayant été informées ou ayant consenti à nouer des relations avec ce candidat par le biais d’un autre canal (comme un réseau social par exemple). 

Le contraire est valable. Quelqu’un qui vous autorise à lui envoyer un message ur Facebook ne peut pas être contacté par email s’il ne l’a pas autorisé.

 ©Joshua Hoehne · En France il est interdit d’enrichir vos contacts de données issues des réseaux sociaux

3. Profiler et cibler les utilisateurs des réseaux sociaux

La technique permet aujourd’hui de collecter de nombreuses informations sur les personnes sans même les rencontrer : 

  • Données de profil : informations de profil des réseaux autres que les seules données de contact,
  • Données d’usage : données de navigation collectées via des cookies,
  • Données transmises par des tiers et collectées dans un contexte sans rapport avec la prospection politique, etc.

Comme évoqué en point 1 l’utilisation de ces données est limitée.  « La combinaison de données sur chacun des utilisateurs d’un service (comme un réseau social), en l’absence d’outil de contrôle suffisant à leur disposition et de possibilité de s’opposer au profilage, ne peut se fonder sur l’intérêt légitime du responsable de traitement en l’absence de juste équilibre avec les droits et libertés des personnes concernées. Le consentement des internautes nécessaire ne peut pas être obtenu. »

Aussi il n’est pas autorisé d’utiliser des données issues des réseaux sociaux pour aller faire du porte à porte en direction de personnes profilés sur Internet.

✅ Ce qui est autorisé ✅

1. Communiquer auprès d’un contact régulier 

(c’est-à-dire qui a « aimé » votre page ou qui vous « suit » sur twitter ou sur Instagram) un message sur le réseau social utilisé… si et seulement si vous indiquer un onglet « Politique vie privée » de ce type : Exemple d’information devant figurer dans la politique vie privée des réseaux sociaux

Le [candidat/parti] est susceptible de collecter et utiliser les [préciser le type de données] des membres du [nom du réseau] s’étant inscrits en tant que [« amis » / « followers » /etc.] afin de [les contacter sur le réseau social utilisé, leur transmettre des informations, etc]. Les membres du [nom du réseau] peuvent s’opposer à tout moment à une telle utilisation en s’adressant à [point de contact tel qu’une adresse électronique].

2. Communiquer un seul premier message auprès d’un contact occasionnel 

c’est-à-dire qui a « retweet » ou « aimé » un post. 

Un premier et unique message peut leur être adressé, par l’intermédiaire du réseau social concerné, afin qu’ils consentent à recevoir des messages de communication politique.  

Exemple de message à envoyer à un contact occasionnel pour lui proposer de devenir un contact régulier
Vous avez retweeté, aimé, partagé, un contenu émis depuis la page du [candidat/parti]. Souhaitez-vous recevoir par ce même biais des messages ? [préciser la nature]. Vous pouvez vous opposer  à tout moment à une telle utilisation en vous adressant à [point de contact tel qu’une adresse électronique].

Pour résumer : Il est possible de collecter l’adresse mail d’un « contact régulier Facebook » uniquement pour lui adresser un message lui proposant d’entretenir des contacts réguliers par voie électronique ;

Il est possible de « collecter » le profil Facebook d’un « follower » uniquement pour lui adresser un message privé via ce réseau pour lui proposer d’entretenir des contacts réguliers sur Facebook ;

En l’absence de réponse positive à cette invitation, ces données ne peuvent faire l’objet d’une utilisation ultérieure et elles doivent être supprimées de la base de données des responsables de traitement.

3. Utiliser la liste électorale et les données socio-électorales pour cibler et enrichir ses données 

C’est ce que propose Quorum. Cette liste contient nombre d’information comme le nom / prénom / adresse / date de naissance / sexe etc. 

Et à cette occasion en rencontrant les personnes sur un marché, à un dîner, lors d’un évènement, grâce à vos militants ou en porte-à-porte recueillir le consentement et la récolte d’information très diverse (centres d’intérêt, email, numéro de téléphone, volonté de soutenir etc.) 

4. Utiliser les systèmes de parrainages, la location de fichiers pour établir un premier contact

Vos bénévoles sont précieux et ils peuvent mettre à disposition leur carnet d’adresse pour établir un premier contact (qualifié de « contact occasionnel ») pour proposer à leur entourage d’être tenu informé. Là aussi Quorum est un outil puissant dans ce cadre en redonnant les outils aux militants pour se faire. La fonction partage de l’application vous permet d’envoyer un message à vos bénévoles pour qu’ils puissent ensuite le re-difuser autour d’eux par sms, whatsapps ou sur les réseaux.

La location de fichiers est également possible même si assez coûteuse et elle peut agacer vos électeurs. Cependant si c’est votre choix nous disposons de partenaire qui peuvent vous proposer de tels fichiers. 


Notice : Nous ne remplaçons pas un conseil juridique spécialisé ou la désignation au sein de votre mouvement ou association d’un « Responsable de traitement » ou « Délégué à la protection des données ». Ces ressources sont des articles compilés ou issus d’entretiens avec des experts CNIL et RGPD. Ils sont présents ici à titre indicatif et ne peuvent en aucun cas remplacer un conseil expert. Quorum n’est pas propriétaire des données personnelles que vous récoltez, vous êtes donc responsable face à leur collecte. 

Sources : 
https://www.cnil.fr/en/node/23599
https://www.cnil.fr/fr/communication-politique-quelles-sont-les-regles-pour-lutilisation-des-donnees-issues-des-reseaux
https://www.cnil.fr/fr/les-droits-des-electeurs


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Non, ce n’est pas autorisé. Il est interdit en période électorale en France de sponsoriser un post sur les réseaux sociaux. Vous pouvez toutefois le faire hors période de l’élection pour faire connaître vos idées ou faire découvrir votre profil.


« Est interdite […] l’utilisation à des fins de propagande électorale de tout procédé de publicité commerciale par tout moyen de communication audiovisuelle à compter du 1er octobre 2011, ce qui vise notamment l’achat de bandeaux publicitaires diffusés par Internet »

Conseil constitutionnel. 

CE QUI EST INTERDIT ?‍♂️

Utiliser les outils publicitaires des plateformes (facebook, instagram, youtube) pour gagner artificiellement en visibilité. En clair : acheter à Facebook, Twitter, YouTube et tout autre service des encarts pour attirer du trafic. L’usage de ces outils en période électorale est prohibé par l’article L.52-1 du code électoral. En cas d’infraction, l’article L.90-1 prévoit une amende maximale de 75 000 euros.

Hors période électorale c’est possible mais les effets sont assez faibles selon les statistiques : 

1 personne sur 9000 change sa position grâce au réseau sociaux
1 personne sur 15 en face-à-face

Ajouter à cela que les sponsorisations et posts payants coûtent très chers sur les réseaux sociaux. À l’image des centaine de millions d’euros dépenser sur Facebook à chaque élection aux États-Unis. Et les effets pas toujours éprouvé. Pour exemple, en 2020, c’est le candidat démocrate américain Mickaël Bloomberg qui avant de très loin dépenser le plus en publicité sur les réseaux. Il n’est pourtant arriver qu’en 4e position à la primaire démocrate.

Le Parisien, Février 2020

CE QUI EST AUTORISÉ ?

Il est possible d’écrire des posts sur Facebook, Instagram, de réagir sur Twitter ou de publier des vidéos sur YouTube et Dailymotion. Vous pouvez donc évidemment gérer votre image sur les réseaux ! Cela permet de galvaniser les troupes et d’occuper les adversaires ?.


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Utiliser le téléphone pour faire campagne ? Quelles règles et comment s’y prendre ? La réponse en 4 questions !

1. Est-ce autorisé ? 

Oui, mais encadré.

2. Par quels moyens puis-je communiquer avec les électeurs? 

Appel téléphonique, Sms, Mms, Automate d’appel ?

3. Quelles sont les règles en vigueur ?

Les mêmes règles de consentement et de clarté d’intention que par tous les autres canaux 

Dans le cas d’un « contact régulier »

Un contact régulier est un contact qui a donné l’autorisation d’utiliser ses informations, vous devez simplement lui laisser le choix de se désinscrire et dès les premières minutes. 

Ex : En cas de prospection par SMS ou MMS, le responsable de traitement doit insérer dans l’envoi un lien de désabonnement ou un dispositif de type « STOP SMS »

Dans le cas d’un « contact occasionnel »

Qu’est-ce qu’un contact occasionnel selon la CNIL ?

« Toute personne qui sollicite ponctuellement un parti politique ou un candidat, sans entretenir avec lui d’échanges réguliers dans le cadre de son activité politique. Toute personne sollicitée sans démarche volontaire de sa part »

www.cnil.fr

Par exemple : Un membre du parti ou un soutien du candidat qui communique son carnet d’adresses personnel, une opération de parrainage, la location d’une base de prospection, etc.

Vous devez lui mentionner la finalité du message ainsi que la possibilité d’être retiré de manière définitive de votre base de contact dès le début de votre échange.

ex : Bonjour monsieur XXX, nous vous contactons dans le cadre de l’élection municipales de 2020, est-ce que nous pouvons échanger dans ce cadre

Attention : un contact occasionnel sous-entend que vous avec le droit de le contacter une seule et unique fois si vous n’avez pas eu son accord personnel.

La bonne pratique voudrait que vous le contactiez une première fois pour avoir son accord afin d’être démarché.

Et dans Quorum ?


Vous pouvez créer des actions d’appels, les assigner à vos bénévoles en leur fournissant scripts et informations !

Vous pouvez également envoyer des SMS, Whatsaps au réseau de vos bénévoles grâce à la fonction partage de Quorum.


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Cet article a été rédigé à partir des pré-recherches de l’équipe Data de Quorum.
C’ est une étude inédite à partir des données récoltées auprès de 2200 communes.

Combien sont les électeurs par procuration ?

5,9% des électeurs à s’être exprimés au deuxième tour de l’élection présidentielle de 2012 (sur les 2250 communes étudiés).

Un chiffre (cf “ Le vote par procuration ; Quel impact ? Quelle couleur politique ? ) en constante et régulière augmentation scrutin après scrutin et ce quelque soit le type d’élection (locale ou nationale).

Au delà de l’aspect quantitatif du recours à la procuration, qui sont les électeurs qui ont recours à la procuration ? Peut-on définir un électeur-type par procuration ? et enfin l’électeur ayant recours à la procuration pour le scrutin présidentiel ressemble-il à l’électeur par “procuration” lors des élections dites intermédiaires.

Quels types d’électeurs choisissent le vote par procuration ? ?️

1. Leur métier

Comme nous pouvons l’observer dans le tableau ci dessous, lors des élections départementales de 2015, les votes par procuration ont lieu d’abord dans les communes où la proportion d’ouvriers et d’employés est faible (couleur rouge) et la proportion de retraités élevée (couleur bleue).

Ø : non-corrélé / + : positivement corrélé / — : négativement corrélé

Nous ne distinguons pas mandataires et mandatés dans les chiffres étudiés. On peut donc émettre 2 hypothèses.


Première hypothèse: la procuration concerne les communes où la proportion de retraités est plus élevée en raison de la difficulté de cette catégorie de la population ou de son incapacité à se déplacer, et donc à se rendre au bureau de vote le jour du scrutin. Ils mandatent alors un tiers pour exercer leur droit civique.

Seconde hypothèse : Ces retraités sont mandataires — par exemple de leurs enfants — toujours inscrits sur les listes électorales de leur commune d’origine mais qui n’y habitent plus et donc plus recensés dans la commune par l’Insee.

Mais nous apprenons davantage de la comparaison avec 2012.

Car le comportement et les signes de corrélation sont tout à fait différents lors de l’élection présidentielle de 2012. Cette fois ci ce sont davantage dans les communes où les chefs d’entreprises sont plus représentés que le recours à la procuration est plus frequent.
Ce qui va dans la droite ligne de l’enquête du Cevipof de 2017, qui observe que les classes supérieures ont davantage recours à la procuration lors de l’élection présidentielle.

En revanche, quelque soit le type d’élection on observe que les ouvriers sont sous-représentés dans cette pratique.

On observe bien ici un comportement face à la procuration qui diffèrent en fonction du type d’élections : observons l’âge.

2. Leur âge

Ø : non-corrélé / + : positivement corrélé / — : négativement corrélé

Aucune corrélation n’apparaît pour les élections présidentielles de 2012 sur nos données, je le rappelle, issues ici de 2250 communes, dans des départements assez peu urbains. En revanche dans la note du Cevipof de Baptiste Coulmont, il est indiqué que le recours à la procuration (mandant comme mandataire) pour la présidentielle de 2017 concerne plutôt les jeunes adultes.

En revanche lors des élections départementales de 2015 , les signes de corrélations sont très nets et encore une fois différents de ceux de l’élection présidentielle.

les communes où la proportion de personnes âgées est plus élevée sont les communes où la procuration est la plus fréquente.

Encore plus preignant pour les plus de 80 ans. L’augmentation de la proportion des plus de 80 ans est liée à une augmentation de la proportion de votes par procuration.

Ainsi pour les départementales de 2015, lorsque dans une commune, le nombre d’électeurs de plus de 80 ans augmente de 1%, la pratique de la procuration elle bondit de 8%.

3. Les revenues : les ménages aux bas revenus

Ø : non-corrélé / + : positivement corrélé / — : négativement corrélé

Ici on observe que la procuration est corrélée positivement à la proportion de foyers à bas revenu dans la commune pour les départementales de 2015. Plus la proportion de ménages aux revenus bas est élevée plus la proportion de votes par procuration l’est également.

Aucune corrélation pour les Présidentielles de 2012.

La différence est marquée entre les deux types d’élections. Les élections départementales (élections intermédiaires) sont des élections moins mobilisatrices où les jeunes et les actifs se déplacent moins et où les +de 60 ans sont traditionnelement plus mobilisés et sur-représentés dans le scrutin. A titre indicatif, l’abstention au deuxième tour des élections départementales de 2015 se porte à 50,02 % , contre 19,66% aux deuxième tour des présidentielles de 2012.

4. La procuration ne modifie pas l’intérêt pour l’élection.

In fine, on observe que la procuration ne modifie pas l’intérêt pour l’élection et reproduit en quelque sorte le corps électoral mobilisé : les électeurs plus âgés sur-représentés car davantage mobilisés lors de l’élection intermédiaire sont aussi ceux qui ont recours à la procuration pour cette élection. La possibilité du recours à la procuration ne modifie pas l’intérêt pour l’élection.


EN BREF

La procuration est plus marquée à droite et au centre, très défavorable à l’extrême droite

(cf premier article sur ce thème : Quel est l’impact du vote par procuration sur l‘élection ?)S’il est difficile d’identifier une couleur partisane claire au vote par procuration il se dégage toutefois une tendance : la procuration s’effectue dans les communes où le FN fait des scores bas et où le vote à droite et au centre est preignant; neutre sur le vote de gauche.

La procuration, un effet positif sur la participation électorale de la zone.

(cf Quel est l’impact du vote par procuration sur l‘élection ?)
Plus 1 point de recours à la procuration équivaut à 2,5 points d’abstention en moins. La procuration active le dynamisme de la zone électorale. Elle correspond à des zones où l‘abstention est plus faible bien au delà du recours à la procuration.

Le recours à la procuration : une différence entre élection intermédiaire et présidentielle

Des électeurs âgés, retraités, à bas revenus pour les élections intermédiaires. Des électeurs actifs, jeunes, plus favorisés pour l’élection présidentielle. Les ouvriers ont quant à eux — quelque soit le scrutin — peu recours à la procuration.

La possibilité du recours à la par procuration ne modifie pas l’intérêt pour l’élection.


Références

Coulmont Baptiste.(2017). “Par procuration mais pas par défaut : des électeurs doublement mobilisés”, Cevipof, L’enquête électorale française : comprendre 2017, vague 13, note 36
https://www.enef.fr/les-notes/

Coulmont Baptiste. Charpentier Arthur. Joël Gombin.(2014). “Un homme, deux voix : le vote par procutation”, La vie des idées, La Vie des Idées, 2014, pp.en ligne

https://www.francetvinfo.fr/elections/departementales/departementales-le-taux-d-abstention-a-atteint-50-02-lors-du-second-tour_863191.html

Annexes statistiques

Notre variable proportion de procuration est calculée comme étant le ratio du nombre de procuration au deuxième tour par rapport au nombre d’inscrits, ce dernier étant disponible directement sur le détail des résultats électoraux.

2ème tour, départementales 2015

Coefficients:

Estimate Std. Error t value Pr(>|t|)

(Intercept) -1.139709 1.341371 -0.850 0.395824

Pop.15.ans.ou.plus.Employés. -0.015793 0.011407 -1.384 0.166680

Pop.15.ans.ou.plus.Ouvriers. -0.030619 0.009560 -3.203 0.001426**

Pop.15.ans.ou.plus.Prof..intermédiaires 0.003434 0.012889 0.266 0.790016

Pop.15.ans.ou.plus.Retraités -0.004057 0.009416 -0.431 0.666745

Bas.Revenus.Pourcentage 3.137974 0.655511 4.787 2.09e-06 ***

`25a39` 2.536036 2.634006 0.963 0.336000

`40a54` 3.077992 2.134653 1.442 0.149803

`55a64` 7.236057 2.034001 3.558 0.000401 ***

`65a79` 1.950477 1.992922 0.979 0.328088

Plus80 8.266783 2.250747 3.673 0.000259 ***

— –

Signif. codes: 0 ‘***’ 0.001 ‘**’ 0.01 ‘*’ 0.05 ‘.’ 0.1 ‘ ’ 1

Residual standard error: 0.9688 on 656 degrees of freedom

(247 observations deleted due to missingness)

F-statistic: 11.03 on 10 and 656 DF, p-value: < 2.2e-16


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