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Aller à la rencontre de sa communauté et des citoyens est souvent le meilleur moyen de les informer de vos actions, voire de les faire adhérer à votre cause. Il faut donc (re)penser au porte-à-porte pour mobiliser !

Le porte-à-porte peut être utilisé dans énormément de cas : campagne de sensibilisation, de participation, de concertation citoyenne, mobilisation, récolte de fond !


Voulez en apprendre plus sur le porte-à-porte ou le porte-à-porte digital ? Télécharger notre guide MAINTENANT ?


1. Préparer votre session de porte-à-porte

Une bonne préparation peut vraiment faire la différence. Définissez à qui vous souhaitez parler et allez là où vous pouvez les trouver. Si vous en savez sur la personne en face, la discussion sera beaucoup plus facile. 

Une fois que vous savez à qui vous vos bénévoles vont s’adresser, munissez les des bons outils et informations.

  • Former ses bénévoles, les entraîner et les préparer correctement est la meilleure façon d’avoir des résultats positifs. Toute l’équipe doit être au courant de vos actions, de vos engagements, … 
  • ❌ Ne pas laisser les bénévoles s’organiser seuls, ou faire leur propre scripts. Cela créera un manque de cohérence dans votre discours et ils auront toutes les chances de s’embrouiller ou de ne pas savoir quoi répondre aux questions des personnes rencontrées.

2. Cibler votre discours au porte-à-porte

Avant toute session, vous devez savoir et informer vos bénévoles de qui ils vont rencontrer et de quoi ils doivent leur parler. On ne s’adresse pas de la même manière à des jeunes diplômés qu’à des retraités. 

Il faut affiner votre discours et s’assurer qu’il soit clair. Vous n’allez pas passer plus 20 min à chaque porte donc il faut aller droit au but. 

  • Être concis et intégrer à son discours les éléments suivants : introduction (de vous même et du sujet), poser des questions sur les besoins, présentez votre action, mot de fermeture.
  • ❌ Ne jamais monopoliser la parole ! La personne rencontrée risque de sentir agresser et aura l’impression que vous ne cherchez qu’à vendre. Il faut l’inclure et la mettre au centre dans votre discours.

3. Ne pas avoir peur du non

Comme lors de tous démarchages vos bénévoles vont être confrontés à des “non” ou même à des portes fermées, il ne faut pas baisser les bras !

Il ne faut pas forcer les personnes rencontrées à dire oui à tout prix. Certains “non” ne changeront pas d’avis, il faut apprendre à faire avec et laisser une trace dans l’esprit des gens. 

  • ✅ Ne pas être trop insistant et si une personne n’a pas l’air intéressé, la meilleure pratique est alors de lui laisser de la documentation, qu’elle pourra consulter seule si elle le souhaite. Il ne faut pas lui faire perdre son temps, ni le vôtre ! 
  • ❌ Il est inutile de forcer la vente/conviction car cela pourrait avoir l’effet inverse et repousser la personne.

4. Toujours laisser une trace

Certaines portes ne vont même pas s’ouvrir, d’autres seulement pour quelques secondes, et cela ne sera peut-être pas suffisant pour les marquer. Il faut donc laisser une trace de votre passage.

Laisser un prospectus, un numéro ou rien qu’un site web peut attiser la curiosité et créer du contact avec les citoyens, n’oubliez de fournir de la documentation à vos bénévoles.

  • ✅ Fournissez des documents pertinents à vos bénévoles et expliquez leur quand et comment les distribuer. Par exemple, laisser un prospectus quand la porte ne s’est pas ouverte, le donner quand la personne n’a pas voulu discuter, … Il faut aussi s’assurer que le document contienne votre site, email, numéro de téléphone, … de façon à être joignable !
  • ❌ Ne pas fournir un document trop long. Il faut être impactant et direct car il sera lu rapidement. Les idées principales doivent ressortir !

5. Tirer des conclusions de chaque session de porte-à-porte

Une session de PAP n’est que le début de votre prise de contacts avec les citoyens. Le but est d’en tirer des conclusions, d’en apprendre sur les besoins des citoyens et de construire des relations. 

Après une session, débriefez avec vos bénévoles, récoltez leur sentiments et leurs idées. 

  • Gardez contact avec les citoyens, notez leurs demandes, leurs problèmes et leurs sentiments pour pouvoir mieux communiquer ensuite. Si certains ont exprimés un intérêt particulier, contactez-les et envoyez-leur plus d’informations à votre propos. Le but est aussi de fidéliser !
  • ❌ Ne pas laisser les données récoltées se perdre. Tout le but de votre action est de pouvoir en tirer des conclusions, de mieux cibler votre campagne. Sinon ça ne sera que perte de temps.

Le plus important reste de prendre du bon temps et que vos bénévoles aiment aller à la rencontre des citoyens. Le PAP ne doit pas devenir une corvée, il doit être vu comme un exercice et comme un moyen de faire adhérer à votre cause. Il faut donc avant tout mettre les bénévoles et les citoyens au coeur de votre action !

Pour en savoir plus sur le porte-à-porte, et notamment le pap digital, c’est par ici ?


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Infographie sur l'article
Cet article a été rédigé à partir des pré-recherches de l’équipe Data de Quorum.
C’est une étude inédite à partir des données récoltées auprès de 2200 communes.

Avant chaque élection, les appels à faire procuration se multiplient. Elles ont un point commun : toutes nous assènent à donner procuration à un proche en cas d’incapacité le jour J. En effet dans le système participatif Français, lorsque l’on ne n’exprime pas, on s’exclut.

Mais quel impact le vote par procuration a-t-il sur les élections ?

  • Le vote par procuration peut-il changer la donne lors d’une élection ? Quel est l’impact du vote par procuration sur l’abstention ?
  • La procuration a-t-elle une couleur politique à la procuration ? De droite ou de gauche ?
  • Enfin qui sont les « électeurs types par procuration » ?

La procuration, nouvel enjeu de l’élection ?

La pratique de la procuration est en forte augmentation scrutin après scrutin.

Voter par procuration
Campagne officielle — www.ouijevote.fr

Vieillissement de la population, mobilité, difficulté pour se déplacer, mal inscription sur les listes électorales ( c’est à dire que l’on est inscrit dans une commune où l’on n’habite pas ou plus ) ou encore week end ensoleillé, les motivations peuvent être multiples et souvent personnelles pour recourir à la procuration. Seule une enquête qualitative pourrait apporter une réponse satisfaisante à la question de la motivation du recours à la procuration.

En revanche, quantitativement le nombre de procurations augmentent.

À titre d’exemple au deuxième tour de l’élection présidentielle de 1995, les procurations représentent 3,6% des votes exprimés. Au deuxième tour de l’élection présidentielle de 2012, elles représentent 5,9% des votes exprimés sur les 2250 communes étudiées.

“En 20 ans, la fréquence des procurations a été multipliée par deux.”

Arthur Charpentier, Joel Gombin et Baptiste Coulmont, “Un homme, deux voix”, 2014.

La procuration est donc devenu un véritable enjeu pour les élections futures.

La procuration dynamise la participation et réduit l’abstention

De prime abord, on se dit que c’est une évidence ! Celui qui vote par procuration ne se serait pas exprimé alors. La procuration réduit l’abstention au travers d’un mécanisme simple : “une voix par procuration est une abstention en moins.”

C’est vrai dans la grande majorité des cas. Les électeurs par procuration peuvent être par exemple des électeurs mal-inscrits sur la liste de leur commune, des personnes âgées en incapacité de se déplacer, des électeurs qui ne pourraient pas exprimer leur voix sans le recours à la procuration.
Cependant la question qui se pose est celle-ci : Stimule-t-elle la mobilisation générale d’une zone — à l’échelle de la commune par exemple ?

Est-ce que le vote par procuration peut stimuler au delà de cette voix gagnée ?

Si la réponse est positive, pouvoirs publics, partis politiques et équipes de campagne auront donc un véritable intérêt à considérer la procuration comme un véritable outil de mobilisation pour le rôle multiplicateur stimulant qu’elle jouerait sur la participation électorale.

L’article de B. COULMONT décrit une partie de ce mécanisme en supposant que le vote par procuration “entraîne un autre vote, celui du mandaté”.

Graphique sur la procuration
L’abstention et la procuration sont négativement corrélées (Figure 1.1) : Les communes où les procurations sont les plus fréquentes sont peu abstentionnistes et les fréquences des votes blancs et nuls y sont moins élevées que dans les autres communes.
Fréquence de procuration
Les boxplots (boîtes à moustaches) de la Figure 1.2 mettent l’accent sur le fait que plus la fréquence de procuration est élevée (axe horizontal) plus la valeur de la médiane de l’abstention est faible.

Ainsi dans les communes où la procuration représente entre 0 et 6% des votes exprimés, une augmentation de 1 point de pourcentage de vote par procuration entraîne une baisse de 2,5 points de l’abstention.

Au delà de la voix du mandaté, on peut supposer que le dynamisme démocratique de la zone est activée, que l’élection est plus prégnante dans les discussions, et donc que la pression sociale à aller voter serait plus forte.

Même si nos résultats ne nous permettent pas de tirer de conclusion précise nous pouvons conjecturer le lien de causalité.

Plus 1 point de recours à la procuration équivaut à 2,5 points d’abstention en moins.
En favorisant la procuration, il serait possible d’activer la mobilisation et la participation générale d’une zone électorale.

La procuration : de gauche ? de droite ?

Si la procuration est positivement corrélée à la mobilisation électorale, il est intéressant de se pencher sur l’orientation politique du vote par procuration. Certains partis ont-ils intérêt à se pencher sur la problématique plus que d’autres?

Les orientations politiques doivent, bien entendu, être comprises et analysées au regard du contexte politique et du contexte de l’élection.

Les élections choisies pour cette étude trouvent alors leur pertinence ; il s’agit de deux contextes politiques bien distincts (droite au pouvoir en 2012, gauche en 2015). Nous cherchons donc premièrement à mettre en lumière les effets invariants de la procuration, invariants car ils agissent quelque soit le type d’élection, mais aussi, nous pourrons révéler les mécanismes qui changent en raison du contexte de l’élection.

Puisque les déterminants d’un choix de vote sont évidemment multiples nous ne nous attendons pas nécessairement à obtenir des coefficients de corrélation très élevés entre ces deux informations. Il demeure cependant intéressant de se pencher sur le signe de ces corrélations.

Tableau sur la procuration
Ø : non-corrélé
+ : positivement corrélé — : négativement corrélé

Procuration et vote de droite

Il y a une corrélation positive entre le vote par procuration et le vote à droite lors des deux élections. On ne peut directement conclure que les votes par procuration sont des votes de droite, mais que ces votes par procuration s’effectuent dans des communes où les votes en faveur de la droite sont les plus fréquents. Le coefficient de corrélation demeure toutefois relativement faible.

Procuration et vote de gauche

Le signe de corrélation pour la gauche ne s’est pas stabilisé. Nous avons ici un exemple pertinent où il y a un lien de corrélation mais pas de causalité. Il se peut donc que ces deux informations soient corrélées par le biais d’une tierce information qui peut être tout simplement le contexte électoral où la droite était au pouvoir en 2012 et la gauche en 2015.

Procuration et vote d’extrême droite

Si la corrélation n’est ni fixe ni statistiquement importante pour la droite et la gauche, il s’avère néanmoins que la procuration s’effectue dans les communes où les votes de l’extrême droite sont relativement bas. Ce résultat est cohérent avec le résultat précédent concernant la mobilisation électorale en ajoutant que l’abstention et le résultat des partis d’extrême droite sont positivement corrélés. Ainsi, la procuration s’effectue dans les communes davantage mobilisées, donc au taux d’abstention faible, là où le FN a ses scores les plus bas.

S’il est difficile d’identifier une couleur partisane claire au vote par procuration, il se dégage toutefois une tendance.
La procuration s’effectue dans les communes où le FN fait des scores bas et le centre droit des scores hauts.


? La suite de cet article : Qui est l’électeur-type par procuration ?


Références

Coulmont Baptiste.(2017). “Par procuration mais pas par défaut : des électeurs doublement mobilisés”, Cevipof, L’enquête électorale française : comprendre 2017, vague 13, note 36
https://www.enef.fr/les-notes/

Coulmont Baptiste. Charpentier Arthur. Joël Gombin.(2014). “Un homme, deux voix : le vote par procutation”, La vie des idées, La Vie des Idées, 2014, pp.en ligne

Annexes statistiques

Notre variable proportion de procuration est calculée comme étant le ratio du nombre de procuration au deuxième tour par rapport au nombre d’inscrits, ce dernier étant disponible directement sur le détail des résultats électoraux.

2ème tour, départementales 2015

Coefficients:

Estimate Std. Error t value Pr(>|t|)

(Intercept) -1.139709 1.341371 -0.850 0.395824

Pop.15.ans.ou.plus.Employés. -0.015793 0.011407 -1.384 0.166680

Pop.15.ans.ou.plus.Ouvriers. -0.030619 0.009560 -3.203 0.001426**

Pop.15.ans.ou.plus.Prof..intermédiaires 0.003434 0.012889 0.266 0.790016

Pop.15.ans.ou.plus.Retraités -0.004057 0.009416 -0.431 0.666745

Bas.Revenus.Pourcentage 3.137974 0.655511 4.787 2.09e-06 ***

`25a39` 2.536036 2.634006 0.963 0.336000

`40a54` 3.077992 2.134653 1.442 0.149803

`55a64` 7.236057 2.034001 3.558 0.000401 ***

`65a79` 1.950477 1.992922 0.979 0.328088

Plus80 8.266783 2.250747 3.673 0.000259 ***

— –

Signif. codes: 0 ‘***’ 0.001 ‘**’ 0.01 ‘*’ 0.05 ‘.’ 0.1 ‘ ’ 1

Residual standard error: 0.9688 on 656 degrees of freedom

(247 observations deleted due to missingness)

F-statistic: 11.03 on 10 and 656 DF, p-value: < 2.2e-16


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Une question fréquemment posée est celle de l’utilisation des données issues des réseaux sociaux dans le cas d’une campagne électorale.
Qu’en est-il ? 

En France, la collecte massive de données issues des réseaux sociaux n’est pas légale en l’absence d’information des personnes concernées.

Ce que cela veut dire  

Pour les autorités,  le caractère « public » et accessible des données disponibles sur les réseaux sociaux ne leur fait pas perdre le statut de données personnelles : si leur simple consultation est toujours possible, le traitement de ces données (extraction, enregistrement, utilisation, enrichissement, etc.) est soumis à l’ensemble des conditions prévues par la loi « Informatique et Libertés » et très régulé dans le cadre de la communication politique.

Ainsi, comme cela a été rappelé par la Cour de cassation et le Conseil d’Etat, la collecte des données présentes sur Internet ou les réseaux sociaux doit être loyale et licite.

Quel que soit le mode de collecte des données (direct – via le réseau social ou indirect – via un logiciel) , cela suppose l’information des personnes concernées ainsi que la possibilité de s’opposer à la collecte des informations. 

Concernant les réseaux sociaux, aux yeux du régulateur, si la consultation est autorisée, les données issus des réseaux sociaux ne répondent pas aux exigences d’information des personnes concernées ainsi que la possibilité de s’opposer à la collecte des informations. 

Même si les réseaux sociaux prévoient dans les conditions d’utilisation la possibilité d’une utilisation ultérieure des données personnelles, cela ne suffit pas pour la CNIL à considérer les personnes comme informées de leur utilisation dans le cadre politique. Aucun traitement automatique ni systématique ne peut donc être fait. 

Concrètement, ce qui est interdit et ce qui est autorisé :

⚠️ Ce qui est interdit ⚠️

1. L’interdiction d’enrichir les bases de données à partir des réseaux sociaux 

Que le contact soit considéré par la CNIL comme un « contact régulier » (exemple quelqu’un qui « like votre page » ou « suit votre compte ») ou un « contact occasionnel » (exemple quelqu’un qui « like un post » ou « retweet »), dans les deux cas, il est interdit  d’ automatiquement et de systématiquement (c’est-à-dire à l’aide d’un système) de collecter et utiliser les coordonnées ou informations sur le profil.

2. Le Crosscanal n’est pas autorisé

Les personnes qui ont volontairement fourni leur adresse électronique aux fins de recevoir une newsletter de tel candidat ne peuvent être considérées comme ayant été informées ou ayant consenti à nouer des relations avec ce candidat par le biais d’un autre canal (comme un réseau social par exemple). 

Le contraire est valable. Quelqu’un qui vous autorise à lui envoyer un message ur Facebook ne peut pas être contacté par email s’il ne l’a pas autorisé.

 ©Joshua Hoehne · En France il est interdit d’enrichir vos contacts de données issues des réseaux sociaux

3. Profiler et cibler les utilisateurs des réseaux sociaux

La technique permet aujourd’hui de collecter de nombreuses informations sur les personnes sans même les rencontrer : 

  • Données de profil : informations de profil des réseaux autres que les seules données de contact,
  • Données d’usage : données de navigation collectées via des cookies,
  • Données transmises par des tiers et collectées dans un contexte sans rapport avec la prospection politique, etc.

Comme évoqué en point 1 l’utilisation de ces données est limitée.  « La combinaison de données sur chacun des utilisateurs d’un service (comme un réseau social), en l’absence d’outil de contrôle suffisant à leur disposition et de possibilité de s’opposer au profilage, ne peut se fonder sur l’intérêt légitime du responsable de traitement en l’absence de juste équilibre avec les droits et libertés des personnes concernées. Le consentement des internautes nécessaire ne peut pas être obtenu. »

Aussi il n’est pas autorisé d’utiliser des données issues des réseaux sociaux pour aller faire du porte à porte en direction de personnes profilés sur Internet.

✅ Ce qui est autorisé ✅

1. Communiquer auprès d’un contact régulier 

(c’est-à-dire qui a « aimé » votre page ou qui vous « suit » sur twitter ou sur Instagram) un message sur le réseau social utilisé… si et seulement si vous indiquer un onglet « Politique vie privée » de ce type : Exemple d’information devant figurer dans la politique vie privée des réseaux sociaux

Le [candidat/parti] est susceptible de collecter et utiliser les [préciser le type de données] des membres du [nom du réseau] s’étant inscrits en tant que [« amis » / « followers » /etc.] afin de [les contacter sur le réseau social utilisé, leur transmettre des informations, etc]. Les membres du [nom du réseau] peuvent s’opposer à tout moment à une telle utilisation en s’adressant à [point de contact tel qu’une adresse électronique].

2. Communiquer un seul premier message auprès d’un contact occasionnel 

c’est-à-dire qui a « retweet » ou « aimé » un post. 

Un premier et unique message peut leur être adressé, par l’intermédiaire du réseau social concerné, afin qu’ils consentent à recevoir des messages de communication politique.  

Exemple de message à envoyer à un contact occasionnel pour lui proposer de devenir un contact régulier
Vous avez retweeté, aimé, partagé, un contenu émis depuis la page du [candidat/parti]. Souhaitez-vous recevoir par ce même biais des messages ? [préciser la nature]. Vous pouvez vous opposer  à tout moment à une telle utilisation en vous adressant à [point de contact tel qu’une adresse électronique].

Pour résumer : Il est possible de collecter l’adresse mail d’un « contact régulier Facebook » uniquement pour lui adresser un message lui proposant d’entretenir des contacts réguliers par voie électronique ;

Il est possible de « collecter » le profil Facebook d’un « follower » uniquement pour lui adresser un message privé via ce réseau pour lui proposer d’entretenir des contacts réguliers sur Facebook ;

En l’absence de réponse positive à cette invitation, ces données ne peuvent faire l’objet d’une utilisation ultérieure et elles doivent être supprimées de la base de données des responsables de traitement.

3. Utiliser la liste électorale et les données socio-électorales pour cibler et enrichir ses données 

C’est ce que propose Quorum. Cette liste contient nombre d’information comme le nom / prénom / adresse / date de naissance / sexe etc. 

Et à cette occasion en rencontrant les personnes sur un marché, à un dîner, lors d’un évènement, grâce à vos militants ou en porte-à-porte recueillir le consentement et la récolte d’information très diverse (centres d’intérêt, email, numéro de téléphone, volonté de soutenir etc.) 

4. Utiliser les systèmes de parrainages, la location de fichiers pour établir un premier contact

Vos bénévoles sont précieux et ils peuvent mettre à disposition leur carnet d’adresse pour établir un premier contact (qualifié de « contact occasionnel ») pour proposer à leur entourage d’être tenu informé. Là aussi Quorum est un outil puissant dans ce cadre en redonnant les outils aux militants pour se faire. La fonction partage de l’application vous permet d’envoyer un message à vos bénévoles pour qu’ils puissent ensuite le re-difuser autour d’eux par sms, whatsapps ou sur les réseaux.

La location de fichiers est également possible même si assez coûteuse et elle peut agacer vos électeurs. Cependant si c’est votre choix nous disposons de partenaire qui peuvent vous proposer de tels fichiers. 


Notice : Nous ne remplaçons pas un conseil juridique spécialisé ou la désignation au sein de votre mouvement ou association d’un « Responsable de traitement » ou « Délégué à la protection des données ». Ces ressources sont des articles compilés ou issus d’entretiens avec des experts CNIL et RGPD. Ils sont présents ici à titre indicatif et ne peuvent en aucun cas remplacer un conseil expert. Quorum n’est pas propriétaire des données personnelles que vous récoltez, vous êtes donc responsable face à leur collecte. 

Sources : 
https://www.cnil.fr/en/node/23599
https://www.cnil.fr/fr/communication-politique-quelles-sont-les-regles-pour-lutilisation-des-donnees-issues-des-reseaux
https://www.cnil.fr/fr/les-droits-des-electeurs


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Non, ce n’est pas autorisé. Il est interdit en période électorale en France de sponsoriser un post sur les réseaux sociaux. Vous pouvez toutefois le faire hors période de l’élection pour faire connaître vos idées ou faire découvrir votre profil.


« Est interdite […] l’utilisation à des fins de propagande électorale de tout procédé de publicité commerciale par tout moyen de communication audiovisuelle à compter du 1er octobre 2011, ce qui vise notamment l’achat de bandeaux publicitaires diffusés par Internet »

Conseil constitutionnel. 

CE QUI EST INTERDIT ?‍♂️

Utiliser les outils publicitaires des plateformes (facebook, instagram, youtube) pour gagner artificiellement en visibilité. En clair : acheter à Facebook, Twitter, YouTube et tout autre service des encarts pour attirer du trafic. L’usage de ces outils en période électorale est prohibé par l’article L.52-1 du code électoral. En cas d’infraction, l’article L.90-1 prévoit une amende maximale de 75 000 euros.

Hors période électorale c’est possible mais les effets sont assez faibles selon les statistiques : 

1 personne sur 9000 change sa position grâce au réseau sociaux
1 personne sur 15 en face-à-face

Ajouter à cela que les sponsorisations et posts payants coûtent très chers sur les réseaux sociaux. À l’image des centaine de millions d’euros dépenser sur Facebook à chaque élection aux États-Unis. Et les effets pas toujours éprouvé. Pour exemple, en 2020, c’est le candidat démocrate américain Mickaël Bloomberg qui avant de très loin dépenser le plus en publicité sur les réseaux. Il n’est pourtant arriver qu’en 4e position à la primaire démocrate.

Le Parisien, Février 2020

CE QUI EST AUTORISÉ ?

Il est possible d’écrire des posts sur Facebook, Instagram, de réagir sur Twitter ou de publier des vidéos sur YouTube et Dailymotion. Vous pouvez donc évidemment gérer votre image sur les réseaux ! Cela permet de galvaniser les troupes et d’occuper les adversaires ?.


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Poser des questions est un formidable moyen de démarrer une conversation et de faire participer les citoyens. Mais quelles sont les bonnes pratiques pour créer un questionnaire qui a de l’impact auprès des citoyens et est utile pour vous.

1. S’exprimer clairement et de façon neutre

Le but de votre questionnaire est d’obtenir une information fiable. Veillez à choisir et formuler les questions avec soin. Faîtes attention à ce qu’elles soient claires et adaptées au public visé.

  • Évitez les mots complexes ou ambigus, le jargon et les acronymes/abréviations.
    ❌ Quel R.O.I attendez-vous de ce nouveau quartier ?
    ✅ Quels bénéfices attendez-vous de ce nouveau quartier ?
  • Vérifiez que les expressions choisies ne soient pas biaisées ou empreintes de sous-entendus. Les mots à forte connotation ou étroitement liés à un parti politique peuvent influencer la réponse de l’interrogé(e).
    ❌ Pensez-vous que la nouvelle loi est un exemple typique d’un État qui promeut l’assistanat ?
    ✅ Pensez-vous que la nouvelle loi est une bonne chose ?
Restez simple !
  • Faites attention à la formulation globale des questions. Par exemple, ne communiquez pas implicitement votre avis sur le sujet. Pour cela, évitez d’ajouter toutes informations superflues ou trop d’adjectifs.
    ❌ Que pensez-vous des labels bio, qui s’avèrent très difficile à obtenir pour les petits producteurs ?
    ✅ Que pensez-vous des labels bio ? Savez-vous comment les producteurs font pour les obtenir ?

2. Penser le questionnaire comme une conversation

Les questions seront posées oralement par les membres de votre équipe. Une des bonnes pratiques pour votre questionnaire est de veillez à ce qu’elles soient formulées de manière aussi naturelle et engageante que possible.

  • La première question sert à briser la glace: ce n’est pas le moment de poser une colle !
  • Surveillez l’enchaînement et la longueur. Les questions devraient progresser dans un ordre logique et réfléchi. Leur nombre devrait se limiter au minimum nécessaire — afin de ne pas ennuyer ou agacer l’interrogé.

Donc:

  1. Vérifiez que chaque question est vraiment utile et non pas répétitive
  2. Groupez les questions par thème
  3. Soyez conscient que les premières questions peuvent créer le contexte pour les suivantes et influencer leur interprétation
  4. Essayez de varier le type de questions
  • Gardez la ou les questions(s) plus osée(s) pour la fin. Ne mettez pas la question la plus importante à la fin (car l’interrogé sera moins concentré) . Vous pouvez profiter des dernières question(s) pour être plus provocateur ou créatif (puisque vous aurais déjà obtenu, grâce aux questions précédentes, l’information essentielle recherchée).

3. Bien choisir les options de réponses

La façon dont vous présentez les options de réponse influencera les réactions et les réponses de votre interlocuteur. Voici quelques bonnes pratiques quand vous rédiger les questions de votre questionnaire :

  • Question fermée ou question ouverte ? Laisser la réponse complètement ouverte à l’interrogé peut lui être intimidant, mais le format QCM peut être limitant. Un bon compromis est de donner des choix de réponse, et d’inclure une option ‘autre réponse’ si aucun des choix ne convient à l’interrogé.
  • Ne pas trop charger la barque ! Ne donnez pas plus de 4-5 options de réponse. Sauf s’il à moins s’agit de réponses ‘factuelles’ comme la ville habitée, ou le niveau d’engagement.
Ne pas trop « charger » le questionnaire en longueur
  • Être clair sur l’échelle des réponses. Si vous demandez une réponse sur une échelle numérique, ou de classer des options de réponse dans un certain ordre, veillez à ce que vos instructions soient claires en précisant l’échelle (ex: 1 égal ‘pas du tout satisfait’, 10 égal ‘très satisfait’).

4. Attention aux biais dans les réponses !

Voilà quelques biais parmi les plus courants.

  • Le biais de l’acquiescement : une tournure du type ‘êtes vous d’accord’ entraîne une tendance à consentir (“je suis d’accord”) qui peut fausser la réponse.
  • Le bias de désirabilité sociale. L’interrogé peut parfois sentir qu’une certaine réponse serait plus acceptable vis-à-vis des normes sociales. Essayez d’éviter les formulations qui impliquent un jugement de valeur.
  • Effets d’ordre et de récence. L’ordre dans lequel sont présentées les options de réponse peut avoir un impact . A l’oral, l’interrogée aura tendance à choisir une des réponses entendues plus ‘récemment’(c.à.d. en fin de liste) . Tentez de changer/rendre aléatoire l’ordre des choix de réponse pour contrer ce type de biais.

5. Être prêt pour le jour J

Avant tout, l’échange sur le terrain autour du questionnaire devrait être une EXPÉRIENCE POSITIVE ✨ — pour les membres de votre équipe qui posent les questions, et pour les personnes qui y répondent.

Cela garantira l’efficacité de votre enquête, assurera la motivation et l’engagement de votre équipe au long terme, et laissera une bonne impression auprès des personnes sondées (ce qui les rendra plus susceptibles de vouloir rester informées sur, ou engagées dans, votre cause).

S’entrainer devant son miroir

En dernier lieu, assurez-vous que les membres de votre équipe aient bien pris connaissance et soient à l’aise avec le questionnaire (conseillez leur de répéter les questions à voix haute, par exemple avec des amis ou d’autres membres de l’équipe, avant de commencer l’enquête), et si possible organisez des formations afin de les aider à développer les compétences nécessaires à la campagne de terrain — pour qu’ils puissent y aller en toute confiance et passer à l’action !


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Au commencement de Quorum,
il y a ceux qui s’engagent
(bénévoles, militants, ONG, élus, travailleurs de la démocratie).
Et il y a le monde qui change.

Nous pensons que ceux s’engagent et qui se mettent au service de la société, ceux qui s’efforcent de faire évoluer les idées, les lois et de transformer notre quotidien méritent des outils simples et puissants qui les laissent libres de se concentrer sur l’essentiel : leur action.

Il y a aussi le monde qui change. Le rapport à l’immédiateté, la multiplication des plateformes de communication, les citoyens qui agissent plus au coup de coeur qu’auparavant. Et puis la multiplication des données, la nécessité de faire entendre sa voix personnelle, le besoin de capter l’attention là où l’impact sera le plus grand. Et enfin les bénévoles qui – de plus en plus – veulent être automnes, s’engager quand ils ont une minute et de n’importe où.

Quorum est né de la rencontre entre ces idées.

Adapter ceux qui s’engagent au monde d’aujourd’hui. Leur fournir des outils (au moins) aussi puissants que ceux que l’on retrouve dans tous les autres secteurs ; leur permettre ainsi d’apporter structure et perspective à leur combat.
Avec Quorum, nous ne prétendons pas changer le monde, mais notre objectif est de simplifier au moins un petit peu le quotidien de ceux qui s’en chargent.

Enfin, nous croyons dans le futur de l’engagement : de plus en plus de personnes voudront s’engager, aider, participer, agir, prendre leur part.
Alors avec Quorum, nous prenons la notre. En développant des outils qui rendent ce futur possible, accessible, et exaltant.


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