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Infographie sur l'article
Cet article a été rédigé à partir des pré-recherches de l’équipe Data de Quorum.
C’est une étude inédite à partir des données récoltées auprès de 2200 communes.

Avant chaque élection, les appels à faire procuration se multiplient. Elles ont un point commun : toutes nous assènent à donner procuration à un proche en cas d’incapacité le jour J. En effet dans le système participatif Français, lorsque l’on ne n’exprime pas, on s’exclut.

Mais quel impact le vote par procuration a-t-il sur les élections ?

  • Le vote par procuration peut-il changer la donne lors d’une élection ? Quel est l’impact du vote par procuration sur l’abstention ?
  • La procuration a-t-elle une couleur politique à la procuration ? De droite ou de gauche ?
  • Enfin qui sont les « électeurs types par procuration » ?

La procuration, nouvel enjeu de l’élection ?

La pratique de la procuration est en forte augmentation scrutin après scrutin.

Voter par procuration
Campagne officielle — www.ouijevote.fr

Vieillissement de la population, mobilité, difficulté pour se déplacer, mal inscription sur les listes électorales ( c’est à dire que l’on est inscrit dans une commune où l’on n’habite pas ou plus ) ou encore week end ensoleillé, les motivations peuvent être multiples et souvent personnelles pour recourir à la procuration. Seule une enquête qualitative pourrait apporter une réponse satisfaisante à la question de la motivation du recours à la procuration.

En revanche, quantitativement le nombre de procurations augmentent.

À titre d’exemple au deuxième tour de l’élection présidentielle de 1995, les procurations représentent 3,6% des votes exprimés. Au deuxième tour de l’élection présidentielle de 2012, elles représentent 5,9% des votes exprimés sur les 2250 communes étudiées.

“En 20 ans, la fréquence des procurations a été multipliée par deux.”

Arthur Charpentier, Joel Gombin et Baptiste Coulmont, “Un homme, deux voix”, 2014.

La procuration est donc devenu un véritable enjeu pour les élections futures.

La procuration dynamise la participation et réduit l’abstention

De prime abord, on se dit que c’est une évidence ! Celui qui vote par procuration ne se serait pas exprimé alors. La procuration réduit l’abstention au travers d’un mécanisme simple : “une voix par procuration est une abstention en moins.”

C’est vrai dans la grande majorité des cas. Les électeurs par procuration peuvent être par exemple des électeurs mal-inscrits sur la liste de leur commune, des personnes âgées en incapacité de se déplacer, des électeurs qui ne pourraient pas exprimer leur voix sans le recours à la procuration.
Cependant la question qui se pose est celle-ci : Stimule-t-elle la mobilisation générale d’une zone — à l’échelle de la commune par exemple ?

Est-ce que le vote par procuration peut stimuler au delà de cette voix gagnée ?

Si la réponse est positive, pouvoirs publics, partis politiques et équipes de campagne auront donc un véritable intérêt à considérer la procuration comme un véritable outil de mobilisation pour le rôle multiplicateur stimulant qu’elle jouerait sur la participation électorale.

L’article de B. COULMONT décrit une partie de ce mécanisme en supposant que le vote par procuration “entraîne un autre vote, celui du mandaté”.

Graphique sur la procuration
L’abstention et la procuration sont négativement corrélées (Figure 1.1) : Les communes où les procurations sont les plus fréquentes sont peu abstentionnistes et les fréquences des votes blancs et nuls y sont moins élevées que dans les autres communes.
Fréquence de procuration
Les boxplots (boîtes à moustaches) de la Figure 1.2 mettent l’accent sur le fait que plus la fréquence de procuration est élevée (axe horizontal) plus la valeur de la médiane de l’abstention est faible.

Ainsi dans les communes où la procuration représente entre 0 et 6% des votes exprimés, une augmentation de 1 point de pourcentage de vote par procuration entraîne une baisse de 2,5 points de l’abstention.

Au delà de la voix du mandaté, on peut supposer que le dynamisme démocratique de la zone est activée, que l’élection est plus prégnante dans les discussions, et donc que la pression sociale à aller voter serait plus forte.

Même si nos résultats ne nous permettent pas de tirer de conclusion précise nous pouvons conjecturer le lien de causalité.

Plus 1 point de recours à la procuration équivaut à 2,5 points d’abstention en moins.
En favorisant la procuration, il serait possible d’activer la mobilisation et la participation générale d’une zone électorale.

La procuration : de gauche ? de droite ?

Si la procuration est positivement corrélée à la mobilisation électorale, il est intéressant de se pencher sur l’orientation politique du vote par procuration. Certains partis ont-ils intérêt à se pencher sur la problématique plus que d’autres?

Les orientations politiques doivent, bien entendu, être comprises et analysées au regard du contexte politique et du contexte de l’élection.

Les élections choisies pour cette étude trouvent alors leur pertinence ; il s’agit de deux contextes politiques bien distincts (droite au pouvoir en 2012, gauche en 2015). Nous cherchons donc premièrement à mettre en lumière les effets invariants de la procuration, invariants car ils agissent quelque soit le type d’élection, mais aussi, nous pourrons révéler les mécanismes qui changent en raison du contexte de l’élection.

Puisque les déterminants d’un choix de vote sont évidemment multiples nous ne nous attendons pas nécessairement à obtenir des coefficients de corrélation très élevés entre ces deux informations. Il demeure cependant intéressant de se pencher sur le signe de ces corrélations.

Tableau sur la procuration
Ø : non-corrélé
+ : positivement corrélé — : négativement corrélé

Procuration et vote de droite

Il y a une corrélation positive entre le vote par procuration et le vote à droite lors des deux élections. On ne peut directement conclure que les votes par procuration sont des votes de droite, mais que ces votes par procuration s’effectuent dans des communes où les votes en faveur de la droite sont les plus fréquents. Le coefficient de corrélation demeure toutefois relativement faible.

Procuration et vote de gauche

Le signe de corrélation pour la gauche ne s’est pas stabilisé. Nous avons ici un exemple pertinent où il y a un lien de corrélation mais pas de causalité. Il se peut donc que ces deux informations soient corrélées par le biais d’une tierce information qui peut être tout simplement le contexte électoral où la droite était au pouvoir en 2012 et la gauche en 2015.

Procuration et vote d’extrême droite

Si la corrélation n’est ni fixe ni statistiquement importante pour la droite et la gauche, il s’avère néanmoins que la procuration s’effectue dans les communes où les votes de l’extrême droite sont relativement bas. Ce résultat est cohérent avec le résultat précédent concernant la mobilisation électorale en ajoutant que l’abstention et le résultat des partis d’extrême droite sont positivement corrélés. Ainsi, la procuration s’effectue dans les communes davantage mobilisées, donc au taux d’abstention faible, là où le FN a ses scores les plus bas.

S’il est difficile d’identifier une couleur partisane claire au vote par procuration, il se dégage toutefois une tendance.
La procuration s’effectue dans les communes où le FN fait des scores bas et le centre droit des scores hauts.


? La suite de cet article : Qui est l’électeur-type par procuration ?


Références

Coulmont Baptiste.(2017). “Par procuration mais pas par défaut : des électeurs doublement mobilisés”, Cevipof, L’enquête électorale française : comprendre 2017, vague 13, note 36
https://www.enef.fr/les-notes/

Coulmont Baptiste. Charpentier Arthur. Joël Gombin.(2014). “Un homme, deux voix : le vote par procutation”, La vie des idées, La Vie des Idées, 2014, pp.en ligne

Annexes statistiques

Notre variable proportion de procuration est calculée comme étant le ratio du nombre de procuration au deuxième tour par rapport au nombre d’inscrits, ce dernier étant disponible directement sur le détail des résultats électoraux.

2ème tour, départementales 2015

Coefficients:

Estimate Std. Error t value Pr(>|t|)

(Intercept) -1.139709 1.341371 -0.850 0.395824

Pop.15.ans.ou.plus.Employés. -0.015793 0.011407 -1.384 0.166680

Pop.15.ans.ou.plus.Ouvriers. -0.030619 0.009560 -3.203 0.001426**

Pop.15.ans.ou.plus.Prof..intermédiaires 0.003434 0.012889 0.266 0.790016

Pop.15.ans.ou.plus.Retraités -0.004057 0.009416 -0.431 0.666745

Bas.Revenus.Pourcentage 3.137974 0.655511 4.787 2.09e-06 ***

`25a39` 2.536036 2.634006 0.963 0.336000

`40a54` 3.077992 2.134653 1.442 0.149803

`55a64` 7.236057 2.034001 3.558 0.000401 ***

`65a79` 1.950477 1.992922 0.979 0.328088

Plus80 8.266783 2.250747 3.673 0.000259 ***

— –

Signif. codes: 0 ‘***’ 0.001 ‘**’ 0.01 ‘*’ 0.05 ‘.’ 0.1 ‘ ’ 1

Residual standard error: 0.9688 on 656 degrees of freedom

(247 observations deleted due to missingness)

F-statistic: 11.03 on 10 and 656 DF, p-value: < 2.2e-16


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Une question fréquemment posée est celle de l’utilisation des données issues des réseaux sociaux dans le cas d’une campagne électorale.
Qu’en est-il ? 

En France, la collecte massive de données issues des réseaux sociaux n’est pas légale en l’absence d’information des personnes concernées.

Ce que cela veut dire  

Pour les autorités,  le caractère « public » et accessible des données disponibles sur les réseaux sociaux ne leur fait pas perdre le statut de données personnelles : si leur simple consultation est toujours possible, le traitement de ces données (extraction, enregistrement, utilisation, enrichissement, etc.) est soumis à l’ensemble des conditions prévues par la loi « Informatique et Libertés » et très régulé dans le cadre de la communication politique.

Ainsi, comme cela a été rappelé par la Cour de cassation et le Conseil d’Etat, la collecte des données présentes sur Internet ou les réseaux sociaux doit être loyale et licite.

Quel que soit le mode de collecte des données (direct – via le réseau social ou indirect – via un logiciel) , cela suppose l’information des personnes concernées ainsi que la possibilité de s’opposer à la collecte des informations. 

Concernant les réseaux sociaux, aux yeux du régulateur, si la consultation est autorisée, les données issus des réseaux sociaux ne répondent pas aux exigences d’information des personnes concernées ainsi que la possibilité de s’opposer à la collecte des informations. 

Même si les réseaux sociaux prévoient dans les conditions d’utilisation la possibilité d’une utilisation ultérieure des données personnelles, cela ne suffit pas pour la CNIL à considérer les personnes comme informées de leur utilisation dans le cadre politique. Aucun traitement automatique ni systématique ne peut donc être fait. 

Concrètement, ce qui est interdit et ce qui est autorisé :

⚠️ Ce qui est interdit ⚠️

1. L’interdiction d’enrichir les bases de données à partir des réseaux sociaux 

Que le contact soit considéré par la CNIL comme un « contact régulier » (exemple quelqu’un qui « like votre page » ou « suit votre compte ») ou un « contact occasionnel » (exemple quelqu’un qui « like un post » ou « retweet »), dans les deux cas, il est interdit  d’ automatiquement et de systématiquement (c’est-à-dire à l’aide d’un système) de collecter et utiliser les coordonnées ou informations sur le profil.

2. Le Crosscanal n’est pas autorisé

Les personnes qui ont volontairement fourni leur adresse électronique aux fins de recevoir une newsletter de tel candidat ne peuvent être considérées comme ayant été informées ou ayant consenti à nouer des relations avec ce candidat par le biais d’un autre canal (comme un réseau social par exemple). 

Le contraire est valable. Quelqu’un qui vous autorise à lui envoyer un message ur Facebook ne peut pas être contacté par email s’il ne l’a pas autorisé.

 ©Joshua Hoehne · En France il est interdit d’enrichir vos contacts de données issues des réseaux sociaux

3. Profiler et cibler les utilisateurs des réseaux sociaux

La technique permet aujourd’hui de collecter de nombreuses informations sur les personnes sans même les rencontrer : 

  • Données de profil : informations de profil des réseaux autres que les seules données de contact,
  • Données d’usage : données de navigation collectées via des cookies,
  • Données transmises par des tiers et collectées dans un contexte sans rapport avec la prospection politique, etc.

Comme évoqué en point 1 l’utilisation de ces données est limitée.  « La combinaison de données sur chacun des utilisateurs d’un service (comme un réseau social), en l’absence d’outil de contrôle suffisant à leur disposition et de possibilité de s’opposer au profilage, ne peut se fonder sur l’intérêt légitime du responsable de traitement en l’absence de juste équilibre avec les droits et libertés des personnes concernées. Le consentement des internautes nécessaire ne peut pas être obtenu. »

Aussi il n’est pas autorisé d’utiliser des données issues des réseaux sociaux pour aller faire du porte à porte en direction de personnes profilés sur Internet.

✅ Ce qui est autorisé ✅

1. Communiquer auprès d’un contact régulier 

(c’est-à-dire qui a « aimé » votre page ou qui vous « suit » sur twitter ou sur Instagram) un message sur le réseau social utilisé… si et seulement si vous indiquer un onglet « Politique vie privée » de ce type : Exemple d’information devant figurer dans la politique vie privée des réseaux sociaux

Le [candidat/parti] est susceptible de collecter et utiliser les [préciser le type de données] des membres du [nom du réseau] s’étant inscrits en tant que [« amis » / « followers » /etc.] afin de [les contacter sur le réseau social utilisé, leur transmettre des informations, etc]. Les membres du [nom du réseau] peuvent s’opposer à tout moment à une telle utilisation en s’adressant à [point de contact tel qu’une adresse électronique].

2. Communiquer un seul premier message auprès d’un contact occasionnel 

c’est-à-dire qui a « retweet » ou « aimé » un post. 

Un premier et unique message peut leur être adressé, par l’intermédiaire du réseau social concerné, afin qu’ils consentent à recevoir des messages de communication politique.  

Exemple de message à envoyer à un contact occasionnel pour lui proposer de devenir un contact régulier
Vous avez retweeté, aimé, partagé, un contenu émis depuis la page du [candidat/parti]. Souhaitez-vous recevoir par ce même biais des messages ? [préciser la nature]. Vous pouvez vous opposer  à tout moment à une telle utilisation en vous adressant à [point de contact tel qu’une adresse électronique].

Pour résumer : Il est possible de collecter l’adresse mail d’un « contact régulier Facebook » uniquement pour lui adresser un message lui proposant d’entretenir des contacts réguliers par voie électronique ;

Il est possible de « collecter » le profil Facebook d’un « follower » uniquement pour lui adresser un message privé via ce réseau pour lui proposer d’entretenir des contacts réguliers sur Facebook ;

En l’absence de réponse positive à cette invitation, ces données ne peuvent faire l’objet d’une utilisation ultérieure et elles doivent être supprimées de la base de données des responsables de traitement.

3. Utiliser la liste électorale et les données socio-électorales pour cibler et enrichir ses données 

C’est ce que propose Quorum. Cette liste contient nombre d’information comme le nom / prénom / adresse / date de naissance / sexe etc. 

Et à cette occasion en rencontrant les personnes sur un marché, à un dîner, lors d’un évènement, grâce à vos militants ou en porte-à-porte recueillir le consentement et la récolte d’information très diverse (centres d’intérêt, email, numéro de téléphone, volonté de soutenir etc.) 

4. Utiliser les systèmes de parrainages, la location de fichiers pour établir un premier contact

Vos bénévoles sont précieux et ils peuvent mettre à disposition leur carnet d’adresse pour établir un premier contact (qualifié de « contact occasionnel ») pour proposer à leur entourage d’être tenu informé. Là aussi Quorum est un outil puissant dans ce cadre en redonnant les outils aux militants pour se faire. La fonction partage de l’application vous permet d’envoyer un message à vos bénévoles pour qu’ils puissent ensuite le re-difuser autour d’eux par sms, whatsapps ou sur les réseaux.

La location de fichiers est également possible même si assez coûteuse et elle peut agacer vos électeurs. Cependant si c’est votre choix nous disposons de partenaire qui peuvent vous proposer de tels fichiers. 


Notice : Nous ne remplaçons pas un conseil juridique spécialisé ou la désignation au sein de votre mouvement ou association d’un « Responsable de traitement » ou « Délégué à la protection des données ». Ces ressources sont des articles compilés ou issus d’entretiens avec des experts CNIL et RGPD. Ils sont présents ici à titre indicatif et ne peuvent en aucun cas remplacer un conseil expert. Quorum n’est pas propriétaire des données personnelles que vous récoltez, vous êtes donc responsable face à leur collecte. 

Sources : 
https://www.cnil.fr/en/node/23599
https://www.cnil.fr/fr/communication-politique-quelles-sont-les-regles-pour-lutilisation-des-donnees-issues-des-reseaux
https://www.cnil.fr/fr/les-droits-des-electeurs


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Non, ce n’est pas autorisé. Il est interdit en période électorale en France de sponsoriser un post sur les réseaux sociaux. Vous pouvez toutefois le faire hors période de l’élection pour faire connaître vos idées ou faire découvrir votre profil.


« Est interdite […] l’utilisation à des fins de propagande électorale de tout procédé de publicité commerciale par tout moyen de communication audiovisuelle à compter du 1er octobre 2011, ce qui vise notamment l’achat de bandeaux publicitaires diffusés par Internet »

Conseil constitutionnel. 

CE QUI EST INTERDIT ?‍♂️

Utiliser les outils publicitaires des plateformes (facebook, instagram, youtube) pour gagner artificiellement en visibilité. En clair : acheter à Facebook, Twitter, YouTube et tout autre service des encarts pour attirer du trafic. L’usage de ces outils en période électorale est prohibé par l’article L.52-1 du code électoral. En cas d’infraction, l’article L.90-1 prévoit une amende maximale de 75 000 euros.

Hors période électorale c’est possible mais les effets sont assez faibles selon les statistiques : 

1 personne sur 9000 change sa position grâce au réseau sociaux
1 personne sur 15 en face-à-face

Ajouter à cela que les sponsorisations et posts payants coûtent très chers sur les réseaux sociaux. À l’image des centaine de millions d’euros dépenser sur Facebook à chaque élection aux États-Unis. Et les effets pas toujours éprouvé. Pour exemple, en 2020, c’est le candidat démocrate américain Mickaël Bloomberg qui avant de très loin dépenser le plus en publicité sur les réseaux. Il n’est pourtant arriver qu’en 4e position à la primaire démocrate.

Le Parisien, Février 2020

CE QUI EST AUTORISÉ ?

Il est possible d’écrire des posts sur Facebook, Instagram, de réagir sur Twitter ou de publier des vidéos sur YouTube et Dailymotion. Vous pouvez donc évidemment gérer votre image sur les réseaux ! Cela permet de galvaniser les troupes et d’occuper les adversaires ?.


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Utiliser le téléphone pour faire campagne ? Quelles règles et comment s’y prendre ? La réponse en 4 questions !

1. Est-ce autorisé ? 

Oui, mais encadré.

2. Par quels moyens puis-je communiquer avec les électeurs? 

Appel téléphonique, Sms, Mms, Automate d’appel ?

3. Quelles sont les règles en vigueur ?

Les mêmes règles de consentement et de clarté d’intention que par tous les autres canaux 

Dans le cas d’un « contact régulier »

Un contact régulier est un contact qui a donné l’autorisation d’utiliser ses informations, vous devez simplement lui laisser le choix de se désinscrire et dès les premières minutes. 

Ex : En cas de prospection par SMS ou MMS, le responsable de traitement doit insérer dans l’envoi un lien de désabonnement ou un dispositif de type « STOP SMS »

Dans le cas d’un « contact occasionnel »

Qu’est-ce qu’un contact occasionnel selon la CNIL ?

« Toute personne qui sollicite ponctuellement un parti politique ou un candidat, sans entretenir avec lui d’échanges réguliers dans le cadre de son activité politique. Toute personne sollicitée sans démarche volontaire de sa part »

www.cnil.fr

Par exemple : Un membre du parti ou un soutien du candidat qui communique son carnet d’adresses personnel, une opération de parrainage, la location d’une base de prospection, etc.

Vous devez lui mentionner la finalité du message ainsi que la possibilité d’être retiré de manière définitive de votre base de contact dès le début de votre échange.

ex : Bonjour monsieur XXX, nous vous contactons dans le cadre de l’élection municipales de 2020, est-ce que nous pouvons échanger dans ce cadre

Attention : un contact occasionnel sous-entend que vous avec le droit de le contacter une seule et unique fois si vous n’avez pas eu son accord personnel.

La bonne pratique voudrait que vous le contactiez une première fois pour avoir son accord afin d’être démarché.

Et dans Quorum ?


Vous pouvez créer des actions d’appels, les assigner à vos bénévoles en leur fournissant scripts et informations !

Vous pouvez également envoyer des SMS, Whatsaps au réseau de vos bénévoles grâce à la fonction partage de Quorum.


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Cet article a été rédigé à partir des pré-recherches de l’équipe Data de Quorum.
C’ est une étude inédite à partir des données récoltées auprès de 2200 communes.

Combien sont les électeurs par procuration ?

5,9% des électeurs à s’être exprimés au deuxième tour de l’élection présidentielle de 2012 (sur les 2250 communes étudiés).

Un chiffre (cf “ Le vote par procuration ; Quel impact ? Quelle couleur politique ? ) en constante et régulière augmentation scrutin après scrutin et ce quelque soit le type d’élection (locale ou nationale).

Au delà de l’aspect quantitatif du recours à la procuration, qui sont les électeurs qui ont recours à la procuration ? Peut-on définir un électeur-type par procuration ? et enfin l’électeur ayant recours à la procuration pour le scrutin présidentiel ressemble-il à l’électeur par “procuration” lors des élections dites intermédiaires.

Quels types d’électeurs choisissent le vote par procuration ? ?️

1. Leur métier

Comme nous pouvons l’observer dans le tableau ci dessous, lors des élections départementales de 2015, les votes par procuration ont lieu d’abord dans les communes où la proportion d’ouvriers et d’employés est faible (couleur rouge) et la proportion de retraités élevée (couleur bleue).

Ø : non-corrélé / + : positivement corrélé / — : négativement corrélé

Nous ne distinguons pas mandataires et mandatés dans les chiffres étudiés. On peut donc émettre 2 hypothèses.


Première hypothèse: la procuration concerne les communes où la proportion de retraités est plus élevée en raison de la difficulté de cette catégorie de la population ou de son incapacité à se déplacer, et donc à se rendre au bureau de vote le jour du scrutin. Ils mandatent alors un tiers pour exercer leur droit civique.

Seconde hypothèse : Ces retraités sont mandataires — par exemple de leurs enfants — toujours inscrits sur les listes électorales de leur commune d’origine mais qui n’y habitent plus et donc plus recensés dans la commune par l’Insee.

Mais nous apprenons davantage de la comparaison avec 2012.

Car le comportement et les signes de corrélation sont tout à fait différents lors de l’élection présidentielle de 2012. Cette fois ci ce sont davantage dans les communes où les chefs d’entreprises sont plus représentés que le recours à la procuration est plus frequent.
Ce qui va dans la droite ligne de l’enquête du Cevipof de 2017, qui observe que les classes supérieures ont davantage recours à la procuration lors de l’élection présidentielle.

En revanche, quelque soit le type d’élection on observe que les ouvriers sont sous-représentés dans cette pratique.

On observe bien ici un comportement face à la procuration qui diffèrent en fonction du type d’élections : observons l’âge.

2. Leur âge

Ø : non-corrélé / + : positivement corrélé / — : négativement corrélé

Aucune corrélation n’apparaît pour les élections présidentielles de 2012 sur nos données, je le rappelle, issues ici de 2250 communes, dans des départements assez peu urbains. En revanche dans la note du Cevipof de Baptiste Coulmont, il est indiqué que le recours à la procuration (mandant comme mandataire) pour la présidentielle de 2017 concerne plutôt les jeunes adultes.

En revanche lors des élections départementales de 2015 , les signes de corrélations sont très nets et encore une fois différents de ceux de l’élection présidentielle.

les communes où la proportion de personnes âgées est plus élevée sont les communes où la procuration est la plus fréquente.

Encore plus preignant pour les plus de 80 ans. L’augmentation de la proportion des plus de 80 ans est liée à une augmentation de la proportion de votes par procuration.

Ainsi pour les départementales de 2015, lorsque dans une commune, le nombre d’électeurs de plus de 80 ans augmente de 1%, la pratique de la procuration elle bondit de 8%.

3. Les revenues : les ménages aux bas revenus

Ø : non-corrélé / + : positivement corrélé / — : négativement corrélé

Ici on observe que la procuration est corrélée positivement à la proportion de foyers à bas revenu dans la commune pour les départementales de 2015. Plus la proportion de ménages aux revenus bas est élevée plus la proportion de votes par procuration l’est également.

Aucune corrélation pour les Présidentielles de 2012.

La différence est marquée entre les deux types d’élections. Les élections départementales (élections intermédiaires) sont des élections moins mobilisatrices où les jeunes et les actifs se déplacent moins et où les +de 60 ans sont traditionnelement plus mobilisés et sur-représentés dans le scrutin. A titre indicatif, l’abstention au deuxième tour des élections départementales de 2015 se porte à 50,02 % , contre 19,66% aux deuxième tour des présidentielles de 2012.

4. La procuration ne modifie pas l’intérêt pour l’élection.

In fine, on observe que la procuration ne modifie pas l’intérêt pour l’élection et reproduit en quelque sorte le corps électoral mobilisé : les électeurs plus âgés sur-représentés car davantage mobilisés lors de l’élection intermédiaire sont aussi ceux qui ont recours à la procuration pour cette élection. La possibilité du recours à la procuration ne modifie pas l’intérêt pour l’élection.


EN BREF

La procuration est plus marquée à droite et au centre, très défavorable à l’extrême droite

(cf premier article sur ce thème : Quel est l’impact du vote par procuration sur l‘élection ?)S’il est difficile d’identifier une couleur partisane claire au vote par procuration il se dégage toutefois une tendance : la procuration s’effectue dans les communes où le FN fait des scores bas et où le vote à droite et au centre est preignant; neutre sur le vote de gauche.

La procuration, un effet positif sur la participation électorale de la zone.

(cf Quel est l’impact du vote par procuration sur l‘élection ?)
Plus 1 point de recours à la procuration équivaut à 2,5 points d’abstention en moins. La procuration active le dynamisme de la zone électorale. Elle correspond à des zones où l‘abstention est plus faible bien au delà du recours à la procuration.

Le recours à la procuration : une différence entre élection intermédiaire et présidentielle

Des électeurs âgés, retraités, à bas revenus pour les élections intermédiaires. Des électeurs actifs, jeunes, plus favorisés pour l’élection présidentielle. Les ouvriers ont quant à eux — quelque soit le scrutin — peu recours à la procuration.

La possibilité du recours à la par procuration ne modifie pas l’intérêt pour l’élection.


Références

Coulmont Baptiste.(2017). “Par procuration mais pas par défaut : des électeurs doublement mobilisés”, Cevipof, L’enquête électorale française : comprendre 2017, vague 13, note 36
https://www.enef.fr/les-notes/

Coulmont Baptiste. Charpentier Arthur. Joël Gombin.(2014). “Un homme, deux voix : le vote par procutation”, La vie des idées, La Vie des Idées, 2014, pp.en ligne

https://www.francetvinfo.fr/elections/departementales/departementales-le-taux-d-abstention-a-atteint-50-02-lors-du-second-tour_863191.html

Annexes statistiques

Notre variable proportion de procuration est calculée comme étant le ratio du nombre de procuration au deuxième tour par rapport au nombre d’inscrits, ce dernier étant disponible directement sur le détail des résultats électoraux.

2ème tour, départementales 2015

Coefficients:

Estimate Std. Error t value Pr(>|t|)

(Intercept) -1.139709 1.341371 -0.850 0.395824

Pop.15.ans.ou.plus.Employés. -0.015793 0.011407 -1.384 0.166680

Pop.15.ans.ou.plus.Ouvriers. -0.030619 0.009560 -3.203 0.001426**

Pop.15.ans.ou.plus.Prof..intermédiaires 0.003434 0.012889 0.266 0.790016

Pop.15.ans.ou.plus.Retraités -0.004057 0.009416 -0.431 0.666745

Bas.Revenus.Pourcentage 3.137974 0.655511 4.787 2.09e-06 ***

`25a39` 2.536036 2.634006 0.963 0.336000

`40a54` 3.077992 2.134653 1.442 0.149803

`55a64` 7.236057 2.034001 3.558 0.000401 ***

`65a79` 1.950477 1.992922 0.979 0.328088

Plus80 8.266783 2.250747 3.673 0.000259 ***

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Quorum en action est une série de témoignages et d’expériences d’utilisateurs de Quorum.

Ils partagent avec nous leurs bonnes pratiques, ce qui a fait la différence, les fonctionnalités clées.

Frédérique Meunier est candidate en Corrèze, majoritairement rurale et historiquement opposée à sa ligne politique. Elle gagnera à 25 voix d’écarts contre toute attente.
Elle mène campagne avec l’appui de l’application Quorum et d’une équipe de volontaires de plus en plus nombreux et outillés de l’application.

Les chiffres : gagner contre toute attente

Sa forte implication sur le terrain lui permet d’être élue par 25 voix d’écartsur plus de 60 000 votants.

Quorum vous aide à organiser et coordonner vos actions de terrain.
Credits : Frédérique Meunier au contact des citoyens.

Ce qui a fait la différence

L’équipe de Frédérique Meunier s’est appuyée sur la fonctionnalité cartographique pour définir des zones d’actions prioritaires sur son territoire de campagne.

L’action des bénévoles sur le terrain a fait le reste. Cette victoire démontre que l’alliance du digital et du terrain permet de faire la différence


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