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Aller à la rencontre de sa communauté et des citoyens est souvent le meilleur moyen de les informer de vos actions, voire de les faire adhérer à votre cause. Il faut donc (re)penser au porte-à-porte pour mobiliser !

Le porte-à-porte peut être utilisé dans énormément de cas : campagne de sensibilisation, de participation, de concertation citoyenne, mobilisation, récolte de fond !


Voulez en apprendre plus sur le porte-à-porte ou le porte-à-porte digital ? Télécharger notre guide MAINTENANT 👇


1. Préparer votre session de porte-à-porte

Une bonne préparation peut vraiment faire la différence. Définissez à qui vous souhaitez parler et allez là où vous pouvez les trouver. Si vous en savez sur la personne en face, la discussion sera beaucoup plus facile. 

Une fois que vous savez à qui vous vos bénévoles vont s’adresser, munissez les des bons outils et informations.

  • Former ses bénévoles, les entraîner et les préparer correctement est la meilleure façon d’avoir des résultats positifs. Toute l’équipe doit être au courant de vos actions, de vos engagements, … 
  • ❌ Ne pas laisser les bénévoles s’organiser seuls, ou faire leur propre scripts. Cela créera un manque de cohérence dans votre discours et ils auront toutes les chances de s’embrouiller ou de ne pas savoir quoi répondre aux questions des personnes rencontrées.

2. Cibler votre discours au porte-à-porte

Avant toute session, vous devez savoir et informer vos bénévoles de qui ils vont rencontrer et de quoi ils doivent leur parler. On ne s’adresse pas de la même manière à des jeunes diplômés qu’à des retraités. 

Il faut affiner votre discours et s’assurer qu’il soit clair. Vous n’allez pas passer plus 20 min à chaque porte donc il faut aller droit au but. 

  • Être concis et intégrer à son discours les éléments suivants : introduction (de vous même et du sujet), poser des questions sur les besoins, présentez votre action, mot de fermeture.
  • ❌ Ne jamais monopoliser la parole ! La personne rencontrée risque de sentir agresser et aura l’impression que vous ne cherchez qu’à vendre. Il faut l’inclure et la mettre au centre dans votre discours.

3. Ne pas avoir peur du non

Comme lors de tous démarchages vos bénévoles vont être confrontés à des “non” ou même à des portes fermées, il ne faut pas baisser les bras !

Il ne faut pas forcer les personnes rencontrées à dire oui à tout prix. Certains “non” ne changeront pas d’avis, il faut apprendre à faire avec et laisser une trace dans l’esprit des gens. 

  • ✅ Ne pas être trop insistant et si une personne n’a pas l’air intéressé, la meilleure pratique est alors de lui laisser de la documentation, qu’elle pourra consulter seule si elle le souhaite. Il ne faut pas lui faire perdre son temps, ni le vôtre ! 
  • ❌ Il est inutile de forcer la vente/conviction car cela pourrait avoir l’effet inverse et repousser la personne.

4. Toujours laisser une trace

Certaines portes ne vont même pas s’ouvrir, d’autres seulement pour quelques secondes, et cela ne sera peut-être pas suffisant pour les marquer. Il faut donc laisser une trace de votre passage.

Laisser un prospectus, un numéro ou rien qu’un site web peut attiser la curiosité et créer du contact avec les citoyens, n’oubliez de fournir de la documentation à vos bénévoles.

  • ✅ Fournissez des documents pertinents à vos bénévoles et expliquez leur quand et comment les distribuer. Par exemple, laisser un prospectus quand la porte ne s’est pas ouverte, le donner quand la personne n’a pas voulu discuter, … Il faut aussi s’assurer que le document contienne votre site, email, numéro de téléphone, … de façon à être joignable !
  • ❌ Ne pas fournir un document trop long. Il faut être impactant et direct car il sera lu rapidement. Les idées principales doivent ressortir !

5. Tirer des conclusions de chaque session de porte-à-porte

Une session de PAP n’est que le début de votre prise de contacts avec les citoyens. Le but est d’en tirer des conclusions, d’en apprendre sur les besoins des citoyens et de construire des relations. 

Après une session, débriefez avec vos bénévoles, récoltez leur sentiments et leurs idées. 

  • Gardez contact avec les citoyens, notez leurs demandes, leurs problèmes et leurs sentiments pour pouvoir mieux communiquer ensuite. Si certains ont exprimés un intérêt particulier, contactez-les et envoyez-leur plus d’informations à votre propos. Le but est aussi de fidéliser !
  • ❌ Ne pas laisser les données récoltées se perdre. Tout le but de votre action est de pouvoir en tirer des conclusions, de mieux cibler votre campagne. Sinon ça ne sera que perte de temps.

Le plus important reste de prendre du bon temps et que vos bénévoles aiment aller à la rencontre des citoyens. Le PAP ne doit pas devenir une corvée, il doit être vu comme un exercice et comme un moyen de faire adhérer à votre cause. Il faut donc avant tout mettre les bénévoles et les citoyens au coeur de votre action !

Pour en savoir plus sur le porte-à-porte, et notamment le pap digital, c’est par ici 👇


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Quorum en action est une série de témoignages et d’expériences d’utilisateurs de Quorum.
Ils partagent avec nous leurs bonnes pratiques, ce qui a fait la différence, les fonctionnalités clées.

Pour La Suite dans les Idées, Pascal Nicolle organise un large projet de concertation autour du projet de franchissement de la Seine pour le département de l’Essone.

Utilisateur de Quorum, il considère l’outil comme une véritable moyen d’impliquer des citoyens qui ne participeraient pas si La Suite dans les Idées n’allait pas à leur rencontre équipée de Quorum.
#concertation #mobilisation #Quorumcity


“Quorum nous aide à piloter le travail de mobilisation sur le terrain et le recueil des avis et contributions sur un projet. Nous touchons des personnes qui habituellement ne participent pas”

Pascal Nicolle, Directeur associé de La Suite Dans les Idées

Ce qui a fait la différence

Quorum à aidé La Suite Dans Les Idées à piloter le travail de mobilisation sur le terrain et le recueil des avis et contributions sur un projet.

Les fonctionnalités de porte-à-porte optimisé furent particulièrement efficace dans le cadre de cette concertation et ont permis d’optimiser et d’organiser efficacement les campagnes de terrain.

La remonté instantanée des informations sur la plateforme web a aussi joué un rôle important dans le suivi des information et des l’evaluation des avis sur le projet en cours.

Grâce à ces données terrains, La suite dans les idées en partenariat avec Promévil a pu mettre en oeuvre un véritable processus de concertation citoyenne en impliquant concrètement les populations locales dans le projet et en gérant cette communauté de citoyens !

À propos de la suite dans les idées

La Suite dans les Idées est un ensemblier du débat public, ils accompagnent des collectivités territoriales et plus largement des donneurs d’ordre dans la conduite de dispositifs participatifs volontaires ou de concertations réglementaires. 

Ils ont  travaillé avec les équipes de Promévil sur une concertation préalable portant sur le projet de franchissement de Seine conduit par le Département de l’Essonne.


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Poser des questions est un formidable moyen de démarrer une conversation et de faire participer les citoyens. Mais quelles sont les bonnes pratiques pour créer un questionnaire qui a de l’impact auprès des citoyens et est utile pour vous.

1. S’exprimer clairement et de façon neutre

Le but de votre questionnaire est d’obtenir une information fiable. Veillez à choisir et formuler les questions avec soin. Faîtes attention à ce qu’elles soient claires et adaptées au public visé.

  • Évitez les mots complexes ou ambigus, le jargon et les acronymes/abréviations.
    ❌ Quel R.O.I attendez-vous de ce nouveau quartier ?
    ✅ Quels bénéfices attendez-vous de ce nouveau quartier ?
  • Vérifiez que les expressions choisies ne soient pas biaisées ou empreintes de sous-entendus. Les mots à forte connotation ou étroitement liés à un parti politique peuvent influencer la réponse de l’interrogé(e).
    ❌ Pensez-vous que la nouvelle loi est un exemple typique d’un État qui promeut l’assistanat ?
    ✅ Pensez-vous que la nouvelle loi est une bonne chose ?
Restez simple !
  • Faites attention à la formulation globale des questions. Par exemple, ne communiquez pas implicitement votre avis sur le sujet. Pour cela, évitez d’ajouter toutes informations superflues ou trop d’adjectifs.
    ❌ Que pensez-vous des labels bio, qui s’avèrent très difficile à obtenir pour les petits producteurs ?
    ✅ Que pensez-vous des labels bio ? Savez-vous comment les producteurs font pour les obtenir ?

2. Penser le questionnaire comme une conversation

Les questions seront posées oralement par les membres de votre équipe. Une des bonnes pratiques pour votre questionnaire est de veillez à ce qu’elles soient formulées de manière aussi naturelle et engageante que possible.

  • La première question sert à briser la glace: ce n’est pas le moment de poser une colle !
  • Surveillez l’enchaînement et la longueur. Les questions devraient progresser dans un ordre logique et réfléchi. Leur nombre devrait se limiter au minimum nécessaire — afin de ne pas ennuyer ou agacer l’interrogé.

Donc:

  1. Vérifiez que chaque question est vraiment utile et non pas répétitive
  2. Groupez les questions par thème
  3. Soyez conscient que les premières questions peuvent créer le contexte pour les suivantes et influencer leur interprétation
  4. Essayez de varier le type de questions
  • Gardez la ou les questions(s) plus osée(s) pour la fin. Ne mettez pas la question la plus importante à la fin (car l’interrogé sera moins concentré) . Vous pouvez profiter des dernières question(s) pour être plus provocateur ou créatif (puisque vous aurais déjà obtenu, grâce aux questions précédentes, l’information essentielle recherchée).

3. Bien choisir les options de réponses

La façon dont vous présentez les options de réponse influencera les réactions et les réponses de votre interlocuteur. Voici quelques bonnes pratiques quand vous rédiger les questions de votre questionnaire :

  • Question fermée ou question ouverte ? Laisser la réponse complètement ouverte à l’interrogé peut lui être intimidant, mais le format QCM peut être limitant. Un bon compromis est de donner des choix de réponse, et d’inclure une option ‘autre réponse’ si aucun des choix ne convient à l’interrogé.
  • Ne pas trop charger la barque ! Ne donnez pas plus de 4-5 options de réponse. Sauf s’il à moins s’agit de réponses ‘factuelles’ comme la ville habitée, ou le niveau d’engagement.
Ne pas trop « charger » le questionnaire en longueur
  • Être clair sur l’échelle des réponses. Si vous demandez une réponse sur une échelle numérique, ou de classer des options de réponse dans un certain ordre, veillez à ce que vos instructions soient claires en précisant l’échelle (ex: 1 égal ‘pas du tout satisfait’, 10 égal ‘très satisfait’).

4. Attention aux biais dans les réponses !

Voilà quelques biais parmi les plus courants.

  • Le biais de l’acquiescement : une tournure du type ‘êtes vous d’accord’ entraîne une tendance à consentir (“je suis d’accord”) qui peut fausser la réponse.
  • Le bias de désirabilité sociale. L’interrogé peut parfois sentir qu’une certaine réponse serait plus acceptable vis-à-vis des normes sociales. Essayez d’éviter les formulations qui impliquent un jugement de valeur.
  • Effets d’ordre et de récence. L’ordre dans lequel sont présentées les options de réponse peut avoir un impact . A l’oral, l’interrogée aura tendance à choisir une des réponses entendues plus ‘récemment’(c.à.d. en fin de liste) . Tentez de changer/rendre aléatoire l’ordre des choix de réponse pour contrer ce type de biais.

5. Être prêt pour le jour J

Avant tout, l’échange sur le terrain autour du questionnaire devrait être une EXPÉRIENCE POSITIVE ✨ — pour les membres de votre équipe qui posent les questions, et pour les personnes qui y répondent.

Cela garantira l’efficacité de votre enquête, assurera la motivation et l’engagement de votre équipe au long terme, et laissera une bonne impression auprès des personnes sondées (ce qui les rendra plus susceptibles de vouloir rester informées sur, ou engagées dans, votre cause).

S’entrainer devant son miroir

En dernier lieu, assurez-vous que les membres de votre équipe aient bien pris connaissance et soient à l’aise avec le questionnaire (conseillez leur de répéter les questions à voix haute, par exemple avec des amis ou d’autres membres de l’équipe, avant de commencer l’enquête), et si possible organisez des formations afin de les aider à développer les compétences nécessaires à la campagne de terrain — pour qu’ils puissent y aller en toute confiance et passer à l’action !


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